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Interview
Décembre 2007
"Le Saint-Hubert rend l'amour qu'on lui donne au centuple"
Quel est l'objectif de l'association ? Venir en aide aux chiens de Saint-Hubert en détresse : repérer
les chiens maltraités, abandonnés, ou tout simplement prendre contact avec
les personnes qui veulent s'en séparer et trouver des familles d'accueil.
Notre action est axée principalement sur le placement de chiens âgés et rarement
de jeunes chiens. Nous sommes des intermédiaires entre le maître ou
un refuge et l'adoptant. Depuis quand l'association existe-t-elle ? Comment souhaitez-vous
la développer ? Nous existons depuis le 12 juillet 2007. Pour développer
l'association, nous devons d'abord nous faire connaître. Quelques magazines
canins nous ont annoncés dans leurs pages. Nous sommes inscrits sur des sites
Internet animaliers et bien entendu, par nous-mêmes. Nous avons pour
mission de contacter les SPA, les refuges, les vétérinaires et quelquefois
les distributeurs canins de nos régions respectives. Il reste aussi la possibilité
de pouvoir présenter nos chiens dans de grandes manifestations canines telles
que des fêtes de la chasse. Notre chien fait partie du groupe des chiens courants,
c'est avant tout un chien de chasse mais c'est aussi un chien polyvalent.
Quels sont les besoins particuliers du Saint-Hubert par
rapport à une autre race ? Il faut de la fermeté, de la détermination et de la patience
et établir des règles tout en ne perdant pas de vue que ce chien est sensible
aux coups, à la violence, qu'il n'aime pas les disputes ni les cris. Le chien
de Saint-Hubert est un chien rustique qui aime la vie à l'extérieur, il a
besoin de se dépenser pour rester un chien équilibré. Il faut donc pouvoir
lui assurer espace, promenades journalières, un abri qui sera pour lui sa
propriété et ne pas oublier le côté financier pour son entretien. Il est souvent
catalogué comme "pot de colle" car il est avide de caresses et aime sentir
la présence de ses maîtres. Quelle est l'adoption réussie grâce à l'association dont
vous êtes la plus fière jusqu'à présent ? Je pense qu'il n'y a pas une adoption plus réussie qu'une
autre. Chaque cas est totalement différent et mérite toutes nos attentions.
Notre plus grand bonheur est de les revoir, en bonne santé et heureux, plus
tard avec leurs nouveaux propriétaires. Quels conseils ou quelles mises en garde donneriez-vous
à des familles qui souhaiteraient adopter un Saint-Hubert en tant que chien
de compagnie ? Au départ, une seule chose est primordiale : la patience.
Parlez-lui avec douceur, ne vous énervez pas s'il fait quelques bêtises, essayez
de le comprendre. Une certitude, votre récompense sera au bout de ce chemin,
elle sera immense, car vous aurez gagné sa confiance, et ce chien, votre chien,
vous rendra au centuple l'amour que vous lui avez donné. Avez-vous obtenu un soutien de la part de la SPA ou des
vétérinaires ? Jusqu'à l'opération de Rita, nous n'avions eu aucune aide
quelle qu'elle soit. Mais les vétérinaires qui ont pratiqué l'opération ont
ouvert un compte au nom de notre association et nous ont octroyé une large
remise de prix. Nous les en remercions très sincèrement. Nous avons contacté
les différents refuges de la SPA et de nombreux vétérinaires. Ils ont nos
tracts. En ce qui concerne la SPA, je pense que cette association a déjà beaucoup
à faire, à donner aux animaux qu'elle recueille et le fait que ses responsables
sachent que nous existons est déjà un bon point.
Comment se passe un changement de maître ? La première, Besca, vivait chez ses premiers propriétaires et les personnes qui l'on adoptée ont fait le déplacement pour venir la chercher. Le second Crésus, c'est Elisabeth qui l'a repris aux propriétaires qui ne voulaient plus de lui car il ne chasserait pas, selon eux. Ensuite, Crésus est parti vivre chez Marc. Depuis, Crésus est très prometteur pour la chasse. Il reste notre vieux couple. Piton va être adopté par notre
trésorier et c'est lui qui fait le déplacement pour le prendre. Quant à Rita,
elle est chez Elisabeth, en attendant de trouver une famille d'accueil. Elle
a été opérée et n'aura donc plus à servir de reproductrice, comme elle l'a
toujours fait. D'où viennent les chiens que vous souhaitez réinsérer dans
une famille ? De milieux familiaux, où ils sont devenus encombrants. Un chiot de 2 mois est quelques fois acheté sur un coup de cœur, une envie. C'est à l'éleveur qui aime ses chiens et sa race de donner toutes les informations possibles de comportement et sur la façon de l'éduquer avec des principes inhérents à la race. Dans la majorité des cas, nous avons eu à replacer des chiens qui venaient du monde de la chasse. Ces chiens ont eu des débuts de vie difficiles puisqu'ils ont connu plusieurs propriétaires. Il y a aussi le cas d'un chien qui malheureusement ne peut
pas rester avec ses propriétaires parce qu'ils sont à un moment de leur vie
où ils ont un problème familial, un problème de santé, et qu'il est devenu
impossible à garder. Sous quels critères choisissez-vous les familles à qui
vous confiez des chiens ? Il faut savoir que tout d'abord il faut un minimum d'espace
vital pour un chien de cette race. Il faut aussi de futurs maîtres matures,
responsables et sûrs d'eux qui auront aussi les moyens d'assumer de bonnes
conditions de vie, telles que donner de l'affection à offrir et supporter
le coût de la nourriture et des soins vétérinaires. Nous demandons aussi un
suivi pour nous informer si ces conditions sont bien respectées et nous sommes
disponibles pour répondre à toute question, donner des conseils...
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