Des conclusions mitigées
Le sommet de Bali, qui s'est achevé le 15 décembre dernier, était censé
unir la communauté internationale autour d'un projet ambitieux pour la protection
de notre planète, dans la lignée du protocole de Kyoto. Le moins que l'on
puisse dire, c'est que les avis sont partagés quant aux conclusions issues
de ce sommet, et aux perspectives qu'elles offrent. Le principal but des
participants était d'arriver à un accord chiffré sur la réduction de l'émission
des gaz polluants…
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Pendant une semaine à Bali, les réunions
se sont succédées pour parvenir à un compromis. Photo
© Getty Images
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Au final, un accord a été conclu in extremis en Indonésie, samedi
matin, à l'issu des négociations entre les 190 pays sous l'égide de l'ONU.
Cet accord comprend une reprise des négociations au Ghana en 2008, et la
signature d'un accord pour 2009. Ainsi, si certains, comme le porte-parole
de l'Elysée David Martinon, y voient "des avancées, des gestes encourageants",
plus nombreux sont les déçus. Ainsi, beaucoup d'associations dénoncent
le surplace que représente le sommet qui s'achève, et, encore une fois l'absence
de véritables objectifs. Martin Beniston est professeur à l'université de
Genève : "On peut parler d'une déception. On aurait pu aller plus loin que
de simplement dire, "on va continuer à se parler". Dans deux ans, il faudra
avoir quelque chose sur la table. Car plus on attend, plus l'impact du réchauffement
sera important et les coûts aussi".
| "L'émissaire de l'ONU en pleurs ! " |
En effet, les accords de Bali ne débouchent pas sur de réels objectifs,
mais uniquement sur une promesse de continuer les négociations. La lutte
a donc été âpre pour arriver à cet accord édulcoré, et Yvo De Boer, responsable
de la lutte contre le changement climatique à l'ONU, peut en témoigner. Il
a craqué à la tribune lors de son intervention, qui faisait suite à plusieurs
interruptions de séances et à une menace de veto de la part de l'émissaire
américain, Paula Dobriansky.