Dossier
 
Novembre 2007

Oui à l'agriculture bio...

Agriculture biologique Vous avez témoigné de l'importance du bio dans votre choix d'alimentation. Néanmoins, le lieu de production et le prix font également partie de vos critères d'exigence.
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D'accord sur le principe

 
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Pour ou contre l'agriculture biologique ?
 

Aucun lecteur n'est contre une agriculture qui fournirait des aliments plus sains dont la production nécessiterait moins de produits chimiques et serait donc moins polluante tout en garantissant un revenu correct aux agriculteurs. Comme Isabelle qui déclare que "le bio témoigne du respect de Dame Nature ainsi que du respect de notre horloge biologique". Néanmoins, pour que ça marche, il faudrait que tout le monde s'y mette que les intermédiaires soient réduits et qu'on accepte de payer un peu plus cher. Seulement parfois, on voudrait bien mais on ne peut pas.

En pratique, les avis divergent

D'un côté, on trouve les optimistes convaincus de la faisabilité d'une agriculture plus propre et plus juste, comme Michel qui explique que consommer des produits bio, "c'est sa façon à lui de militer". Puis, de l'autre côté, se trouvent les pessimistes ou les pragmatiques qui énumèrent les inconvénients de ce mode de production. L'argument numéro un, bien sûr, contre le bio, c'est son prix. Comme le dit Octave : "Vendre cher à des gens qui ont trop d'argent".


Potager
 
Potager Photo © Lydie Lucas
 
"Je consomme les produits bio de mon jardin" Achille
Beaucoup de lecteurs soutiennent également qu'avec la seule agriculture biologique, il ne serait pas possible de produire suffisamment de nourriture pour nourrir tout le monde. Martine tente d'être réaliste et met en avant le fait que "l'air pollué et les sous-sols imbibés de produits chimiques sont les mêmes pour toutes les cultures" et René dénonce la vision citadine de l'agriculture. Il prône un "retour au naturel mais avec les intéressés : les agriculteurs".

Le bio dans son jardin

Etre pour ou contre l'agriculture bio, ce n'est pas si simple. Il faut que les agriculteurs puissent en vivre. Comme Serge, 12 ans de métier, qui explique les conditions de travail déjà difficiles : "Je déteste traiter et épandre de l'engrais chimique." Serge manque d'espace, de temps et d'argent pour produire comme son père, retraité. Il met aussi en garde contre les maladies. "Cela fait un an que je n'ai pas mangé de tomates à cause du mildiou". Jean-Baptiste approuve : "Les petits producteurs ne font pas de bio parce que ça ne leur permet pas de vivre".

Certains lecteurs cherchent des compromis, comme Delphine et Evelyne. Delphine : "J'en consomme un peu car je n'ai pas les moyens de tout acheter bio." De plus, elle soupçonne l'émergence "d'un filon trop commercial". Evelyne, quant à elle, approuve l'agriculture biologique et applique ses principes dans son propre potager : "Je consomme les produits de mon jardin, utilisant des produits naturels" et Achille qui "consomme les produits bio de son jardin uniquement pour ne pas participer à la "mode"".

En majorité "pour" un agriculture biologique

Vaches
 
Vaches Photo © Alain Schott
 

"Produire mieux pour vivre mieux" Philippe

Pratiquement 70% des contributeurs se déclarent en faveur l'agriculture biologique. Philippe est favorable à l'agriculture biologique car, selon lui, il s'agit de "produire mieux pour vivre mieux" plutôt que de produire plus pour consommer plus. Il ajoute qu' "en cultivant bio, on préserve nos chances de vivre". Au-delà d'une idéologie simple, celle de préserver sa santé et protéger l'environnement, les internautes mettent le doigt sur les aspects pratiques du "consommer bio". La saveur des aliments consommés n'est pas comparable, la principale qualité d'un produit alimentaire devrait être son goût et non son aspect. Françoise suggère de congeler les produits bio pour en avoir toute l'année.

Des mesures gouvernementales encore insuffisantes

En ce qui concerne les actions du gouvernement, Martine et Benny décrivent les paroles comme "De la poudre aux yeux". Si Michèle trouve que les projets sont "très bien", beaucoup, comme Sabine, Marcel et Bernard les qualifient "d'insuffisants". Les OGM sont au cœur des craintes des lecteurs, tout autant que le bio. De plus, Tommy déclare que l'agriculture n'est pas le vrai problème et que le gouvernement devrait encourager avant tout "la consommation de fruits et de légumes de saison".

L'agriculture biologique a encore du chemin à parcourir pour pouvoir satisfaire les exigences des internautes. Elle devra surtout devenir cohérente en termes de lieux, de coûts et de quantités de production. Reste à déterminer le rôle des pouvoirs publics dans sa promotion.


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