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Interview
Octobre 2007
"Le spectacle des volcans en éruption illustrant le chaos m'a fasciné"
Comment est né ce projet ? Ce livre est-il un hommage à tous ces vulcanologues qui affrontent les colères de la nature au risque de leur vie ou une façon de célébrer les forces de la nature ? Olivier Grunewald Ce projet est né en 1996, alors que nous préparions un autre projet de livre "Images de la Création". Pour celui-ci, il fallait absolument que je photographie des volcans actifs pour illustrer l'idée du chaos originel, la première partie du livre. Le spectacle des volcans en éruption illustrant ce chaos m'a fasciné. Le virus était pris. Contrairement à l'idée bien ancrée dans les esprits, que seuls des "surhommes" peuvent affronter les forces de la Terre, je n'ai pas eu l'impression qu'il faille être un surhomme. Je n'ai pas eu l'impression qu'il me fallait affronter quoi que ce soit ni de risquer ma vie à chaque pas sur un volcan actif. Ce livre est pour moi avant tout un hommage aux beautés de la nature.
Les terres sauvages d'Islande, les aurores boréales, les volcans… quel paysage ou phénomène naturel n'avez-vous pas encore abordé et souhaiteriez-vous traiter ? Après ces moments très intenses passés sur les volcans, j'ai bien envie de continuer mais certainement à un rythme moins soutenu que pendant les 3 dernières années. Les lieux, les phénomènes ou les éléments qui m'attirent sont toujours liés à l'idée de monde en pleine création. Quel volcan est le moins facilement accessible pour la photo ? C'est probablement l'Erébus, en Antarctique, pour des raisons de coûts et de météo plus qu'aléatoire.
Partir sur les volcans nécessite une certaine expérience des terrains difficiles et isolés, et une bonne condition physique. On ne part jamais seul et je me suis toujours retrouvé sur le terrain avec des "volcanophiles" plus que des volcanologues.
La recherche en volcanologie n'est que rarement compatible avec la recherche des bonnes conditions de prise de vue. Une certaine connaissance des volcans et de leur activité s'acquière sur le terrain et au contact des passionnés. Il faut cependant surtout garder l'œil sur l'évolution de l'activité. De toute manière, pour la photographie, il est souvent préférable de rester à distance et de ne pas s'exposer inutilement.
Le livre "Volcans" vient de sortir et il m'est difficile là aujourd'hui de me projeter sur un autre projet d'envergure.
Les paysages de la péninsule du Kamtchatka, à l'extrême est de la Russie, m'ont vraiment fasciné. Je garde un attachement particulier pour lé régions du nord de l'Arizona et de l'Utah.
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