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L'Amazonie
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Octobre 2005

Peut-on sauver la forêt amazonienne ?

Amazonie
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L'Amazonie en chiffres
Surface 4 millions de km²
Population 250 000 habitants
Forêt mondiale 60 %
Forêt tropicale 33%
Végétaux 60 000 espèces
Oiseaux 1 000 espèces
Eau douce 5% des réserves
Espace intact 2/3
Forêt, 1978 998 millions d’ha
Forêt, 1998 900 millions d’ha

La déforestation de l'Amazonie
La santé du "poumon de la planète" est depuis quelques décennies dans un état très préoccupant. Malgré les protestations des associations écologiques et un suivi précis de la communauté scientifique, la déforestation de la vallée amazonienne s'est révélée plus importante qu'auparavant entre 2001 et 2004, notamment dans l'Etat brésilien du Mato Gross. Chaque année, la déforestation en Amazonie augmente de 25%.

L'exploitation du bois, comme le défrichement à fins agricoles et l'élevage ovin, sont les principales causes de la diminution de la surface de forêt amazonienne. Ce constat est dramatique mais non irréversible si les politiques respectives des pays concernés se montrent davantage volontaires. La déforestation a causé, outre un désastre écologique, la disparition de nombreuses populations autochtones et la raréfaction de certaines espèces animales et végétales.

Le "poumon de la planète"

L'Amazonie représente à elle seule 1/3 des réserves tropicales de la planète et 60% de la surface totale de la forêt. Flore et faune tropicales se côtoient dans un milieu exceptionnel de diversité. La plus grande forêt du monde remplit également un rôle écologique très important. En effet, la pluie, après avoir été absorbée par le sol, s'évapore. Une certaine chaleur se dégage alors dans l'atmosphère. Or les tropiques reçoivent les deux tiers des précipitations mondiales. Proportionnellement, la chaleur dégagée est ainsi très importante. Les tropiques sont en effet la première source de redistribution de la chaleur sur Terre. Dans ce processus, les arbres contribuent au processus naturel en transformant le gaz carbonique en oxygène.

Des progrès très encourageants
Il est de l'intérêt de l'espèce humaine de sauvegarder ce territoire. La régénération des forêts devrait en réalité suivre un cycle de vingt cinq à trente ans, et ce rythme n'est aujourd'hui pas respecté. Plusieurs perspectives sont aujourd'hui envisagées afin de préserver ce biotope exceptionnel. Le Brésil, suivi par la Colombie ou l’Équateur, créent progressivement des réserves, inaccessibles aux sociétés d’extraction. 8 zones, d'une superficie inconnue, subsistent aujourd'hui, entièrement inexplorées par l'homme moderne. Les scientifiques ont pour leur part mis au point un système permettant de mesurer en temps réel la diminution de la superficie, grâce aux images satellites fournies par MODIS qui détectent rapidement les changements dans l'occupation du sol de l'Amazonie.

Terra preta, l'avenir des arbres amazoniens ?
L'agriculture intensive est possible dans une région de l'Amazonie, nommée "Terra preta" : cette terre, extrêmement fertile, y compris sans apport d'engrais, se renouvelle automatiquement en une vingtaine d'années si une couche de substrat de 20 cm est maintenue en permanence. Les Indiens avaient obtenu, en ajoutant du charbon à une terre pauvre, ce terreau riche en nutriments dans lequel beaucoup voient aujourd'hui une alternative pour l'industrie agro-alimentaire de ces régions : sa fertilité "naturelle" ne nécessite ainsi pas de brûler les terres, comme le prévoit la technique de l'écobuage, très utilisée actuellement. Il serait en outre un moyen d'accélérer le processus de "reforestation" des forêts amazoniennes.

Quant aux populations indiennes, elles semblent retrouver peu à peu leurs droits : en septembre dernier, une cour d'appel brésilienne a permis aux Indiens guarani ñandeva de retourner habiter Yvy Katu, après une expulsion qui aura duré près de 30 ans. Les écologistes du monde entier attendent aujourd'hui de véritables mesures sur l'exploitation du bois tropical : selon une étude récente, 80 % du bois coupé serait d'origine illégale. Si les règles sont respectées, les forêts amazoniennes pourraient se reconstituer à long terme.

» En savoir plus sur le Pantanal

Photo © Nathalie Choulet

 
 Aude Chardenon, L'Internaute
 
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