
Capteur
CCD 6,24 MP du "Nikon D70" |
Le capteur d'un appareil
numérique équivaut à la
pellicule en photo argentique, l'un et l'autre
sont d'ailleurs placés de la même
façon, derrière l'objectif. C'est
la pièce maîtresse de l'appareil,
celle qui transforme la lumière en impulsions
électriques. Un capteur se compose d'une
infinité de cellules photosensibles qui
recueillent l'information nécessaire
à la définition d'un pixel de
l'image, lumière, et couleurs par le
biais de filtres colorimétriques.
Il existe différent
types de capteurs qui se distinguent par leurs
propriétés électriques
ou par leur architecture.
Les capteurs CCD
sont les plus courants sur les appareils photo
et les caméscopes numériques.
Les capteurs CMOS
que l'on rencontre beaucoup sur les webcams
étaient réputés moins bons,
mais la différence qualitative entre
les deux technologies s'est étiolée
au point que Canon a fait le choix du CMOS pour
équiper son haut de gamme reflex. Les capteurs Foveon
ne sont pour l'heure pas très répandus
(on les trouve sur les reflex numériques
Sigma), mais ils promettent un meilleur rendu des
couleurs. Contrairement aux CMOS dont il dérive
et au CCD qui se présente comme des
patchworks de pixels rouge, vert et bleu, chacun
des photosites d'un capteur Foveon est sensible
aux trois couleurs.
Enfin, Fujifilm a mis
au point sa propre technologie : le Super
CCD. Principale différence,
les photosites sont alors organisés différemment,
en outre ils ne sont plus carrés, mais
octogonaux. Pour chaque pixel, ce sont en fait deux photodiodes qui sont en charge de transformer la lumière en signal électrique : un dédié aux hautes lumières, un second pour les basses lumières. Résultat : l'image générée gagne en dynamique (subtilité dans les tons).
Quoi qu'il en soit,
pour comparer Fuji à ses concurrents,
on vous conseille de juger sur pièce,
et non à la résolution annoncée
car le constructeur joue parfois de cette différence
pour afficher des caractéristiques un
peu tirées par les cheveux.
Concrètement, si le type de capteur
n'a désormais plus d'influence a priori
sur la qualité des images obtenues, ses
dimensions, en millimètres, en ont une.
Malheureusement, ce ne peut être un critère
d'achat, la taille du capteur ne variant pas
d'une marque à l'autre, mais d'une gamme
à l'autre, seuls les reflex professionnels
disposant d'un grand capteur (voir dimensions
du capteur).
Le tableau ci-dessous récapitule de façon
schématique les formats d'impression envisageables
selon le type de capteur.
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Résolution
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Formats
de sortie papier
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10x15
cm
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15x21
cm
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20x30
cm soit une pleine page A4
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Haute
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2048x1536
3 millions de pixels
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1600x1200
2 millions de pixels
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Moyenne
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1280x960
1.2 millions de pixels
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1024x768
800 000 pixels
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Basse
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640x480
300 000 pixels
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Légende des couleurs
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Qualité
égale ou voisine de la photo traditionnelle |
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Tout à
fait acceptable, mais plus de confusion possible
avec la photo traditionnelle |
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Qualité
limite, ces images conviendront parfaitement
à un concepteur multimédia,
ou à un webmaster, mais feront bien
pâle figure dans un album photo. |
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La seule caractéristique à prendre en compte tient donc à
la résolution du capteur, c'est à
dire le nombre de pixels en longueur et en largeur.
Il correspondra grosso modo à la résolution
de sortie maximum des photos. Ainsi, un capteur
qui comporte environs deux millions de photosites
(et qui équipe donc les appareils bimégapixels)
procure des images d'environ 1600x1200 pixels,
résolution amplement suffisante pour
des tirages en 10x15 cm. (voir agrandissement
maxi).
Il faut bien comprendre que disposer d'un capteur
de plus grande capacité (les 8 MPixels
sont aujourd'hui légions...) autorise
des tirages de plus grande taille, ou des recadrages
serrés, mais pour des sorties standards
en 10x15 cm, sans traitement a posteriori, ils
n'apportent rigoureusement rien en terme de
qualité. Bref : ne cédez pas aux
chants des sirènes du marketing.
Pour le photographe du dimanche qui photographiait
sa petite famille avec un instamatic il y a
trente ans, un polaroid ou un petit compact
argentique, pour le commun des utilisateurs
donc, qui ne prétend pas recadrer ses
photos ou sortir des posters géants,
un capteur 3 ou 4 MPixels offre déjà
une bonne marge de manoeuvre. Bien sûr,
on ne boudera pas pour autant les capteurs de
résolution supérieure, mais ils
correspondent à des usages différents.
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