Un appareil qui fera date dans l'histoire du numérique, au même titre que l'EOS 300D de Canon, le concurrent en ligne de mire sorti six mois plus tôt et qui s'est vendu comme des petits pains en l'absence de rivaux. Avec ce premier boîtier reflex à prix (presque) démocratique Canon avait fait sensation sur le terrain du rapport qualité-prix.
Nikon a mis le temps, mais la réponse est cinglante, sur le terrain du rapport qualité-prix, sur le terrain de la qualité tout court. Contrairement à son rival, légèrement bridé de-ci de-là pour ne pas empiéter sur les gammes supérieures,
Nikon propose aux amateurs éclairés l'état de l'art actuelle, quitte à emprunter certaines technologies flambant neuf au D2H qui préside la gamme pro de
Nikon. Outre la richesse des réglages et la qualité des objectifs DX proposés en kit, supérieurs à ceux de l'EOS 300D, outre la réactivité qui renvoie les bridges numériques à leurs établis, l'ergonomie d'ensemble, l'excellence de la mesure et du flash... le
Nikon D70 procure surtout des images magnifiques. Bien sûr, chacun pourra trouver réserve à émettre, la connexion USB lente, l'absence de poignée pour une prise verticale, la sensibilité qui ne commence qu'à 200 iso, le viseur au grossissement trop faible ou plus grave, l'incompatibilité avec certains objectifs et flashs antérieurs. Tout cela est vrai. Il n'empêche que si vous aimez la photo et que vous avez 1000 euros à investir. En ce mois de mars 2004, c'est sans hésitation le D70 qu'il vous faut.