Au rythme des avancées techniques
La course à la couleur commence doucement tant le noir et blanc est apprécié, aussi bien par la presse que par les photographes qui y trouvent une manière particulière d'interpréter le réel.
La technique de l'autochrome est présentée par Louis Lumière le 30 mai 1904 devant l'Académie des Sciences. Commercialisée 3 ans après, elle séduit, parmi tant d'autres, Albert Khan, un banquier philantrophe qui va envoyer des photographes aux quatre coins de la planète afin d'en rapporter des images en couleur. Avec 72 000 plaques autochromes, visibles aujourd'hui au Musée Albert-Kahn de Boulogne-Billancourt, il en constitue ainsi le premier fonds mondial.
En 1935, l'apparition de diapositives couleur Kodachrome, au rendu très fin mais au développement complexe, enthousiasme les professionnels. C'est avec l'ektachrome, un procédé positif plus simple datant de 1946, puis avec la possibilité de faire des tirages papier avec la sortie du Kodacolor dans les années 50, que la couleur se généralise auprès du grand public.
Le milieu du XXe siècle ouvre véritablement l'ère de la photo couleur avec le procédé négatif couleur, plus facile à exposer et à développer. Les tirages s'améliorent. L'année 1964 marque le dépassement de la photo N&B par la photo couleur.
Aujourd'hui la photographie couleur représente 90% de la production totale. Le N&B , qui se dore d'un prestige lié à une tradition, se restreint au cercle des amateurs avertis et des galeries d'art.