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Exploiter le format RAW

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Une large plage dynamique

Il faut savoir que le format RAW conserve une profondeur d'analyse supérieure au JPEG. Le RAW code les couleurs en 12 ou 16 bits (c'est-à-dire 4096 à 65536 niveaux) par couche (rouge / vert / bleu), là où le JPEG, du fait de la compression, passe les images en 8 bits (soit 256 niveaux par couche). 

Ceci a des conséquences le modelé de l'image, c'est-à-dire sa capacité à saisir des nuances dans les zones sombres et les tons clairs. En effet, si un codage en 8 bits peut sembler au départ largement suffisant, ce n'est plus le cas lorsque l'on applique des réglages sur l'image, réglages qui vont appauvrir l'information qu'elle contient et dégrader sensiblement son contenu. Il est donc préférable de se baser sur une définition des couleurs maximale dans l'optique d'une retouche ultérieure, ce que le RAW permet.

Avec un fichier JPEG, une mauvaise balance des blancs est en effet quasiment irrécupérable, une sur-exposition se traduit bien vite par des hautes lumières grillées, tandis qu'une sous-exposition ne laisse que des masses noires sans détails dans les zones d'ombre.

Un fichier RAW en revanche permettra bien souvent d'éviter ces problèmes et peut tolérer un écart de près de 3 IL (écarts de valeurs, ou diaph) grâce à une meilleure dynamique, comme le montrent les images ci-dessous.

voici une démonstration de la souplesse d'exposition du raw : ces fleurs ont
 
Voici une démonstration de la souplesse d'exposition du RAW : ces fleurs ont fait l'objet d'un bracketing à +/- 1 diaph. La photo 1 correspond à la bonne exposition, la photo 2 à une sous-exposition et la photo 3 à une sur-exposition. Une fois corrigées avec un logiciel de traitement RAW (ici Adobe®  Lightroom), les photos 2 et 3 donnent le même rendu que la photo 1, bien exposée. ©  L'Internaute / Cécile Debise
 

Un format qui favorise les zones claires

Le capteur des appareils photo numériques se distingue de l'œil humain ou du film argentique par un mode linéaire de réponse à la lumière. Cela signifie qu'il va se "remplir de lumière" comme un seau se remplit d'eau.

Ainsi, pour une exposition deux fois plus importante, le capteur va saisir deux fois plus de photons. Notre œil en revanche dispose d'une grande capacité d'adaptation qui lui permet à la fois de se protéger et de saisir des détails, même aux expositions extrêmes. Passez d'un intérieur sombre à un extérieur en plein soleil par exemple, vous verrez comment votre oeil s'adapte vite, contrairement au capteur de l'appareil qui sera noyé de lumière.

Cette manière de restituer la perception de la lumière s'appelle le gamma.

Le format JPEG applique aux images une courbe de gamma d'indice 2.2 : elle favorise les zones sombres (au plus proche de la perception de notre oeil), au détriment des zones claires.

Le format RAW laisse les images telles quelles (gamma = 1), d'où entre autres, la possibilité de récupérer plus d'informations dans les hautes lumières, propre à ce type de fichier.

 

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Publié le 30/04/2010

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