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Le bracketing est une vieille technique photo, antérieure
au boom du numérique, qui consiste à
encadrer une prise de vue à une exposition
donnée par deux autres prises, l'une légèrement
sous-exposée, l'autre légèrement
surexposée. En d'autres termes, pour être
sûr de réussir l'exposition d'une image,
on ne réalise pas une mais trois photos plus
ou moins exposées pour être sûr
que l'une des prises sera satisfaisantes. Pour ce
faire, on fait très légèrement
varier la durée de la pose ou l'ouverture.
En numérique, cette fonctionnalité
est proposé depuis longtemps déjà
sur les appareils haut de gamme. Elle est à
la fois plus simple de mise en oeuvre qu'en argentique,
puisqu'il suffit de presser un bouton pour réaliser
3 à 5 prises qui ne diffèrent que par
leur exposition, et plus économique, le bracketing
automatique ne consommant pas de "pellicule"
inutilement : en cas de besoin, il suffit de passer
en revue les images ainsi obtenues et de ne conserver
que la plus réussie.
A l'origine, cette fonctionnalité calquée
sur la technique argentique n'était proposée
que pour l'exposition, mais s'agissant d'un dispositif
purement logiciel, les constructeurs d'appareils numériques
l'ont progressivement adapté à d'autres
aspects de la prise de vue. Ainsi, certains modèles
proposent le bracketing automatique sur la mise au
point, sur la balance des blancs ou encore sur les
caractéristiques de l'image, contraste, saturation
et netteté.
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Exemple
(simulé) d'un bracketing sur l'exposition
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| Au
centre, la prise de vue avec la mesure de l'exposition
par défaut. Sur les côtés,
les images obtenues dans la foulée en recourant
au bracketing automatique, trop sombre à
gauche, plus clair que l'original, mais pas nécessairement
inintéressante à droite. Notez que
sur certains appareils, il est possible de définir
l'ordre dans lequel les 3 ou les 5 variantes doivent
être prises et la valeur de l'écart
entre leurs expositions (exprimés en EV
pour Valeur d'Exposition) |
Dans tous les cas, le principe est similaire. En
ce qui concerne la mise au point, il s'agit de multiplier
les prises de vue, en effectuant la mise au point
devant, sur et derrière le sujet. Même
chose pour la balance des blancs, avec les teintes
neutres déterminées par l'appareil,
une version de l'image dont les couleurs tirent plus
sur des teintes chaudes, rouge/jaune, et une tirant
plus sur le bleu/vert.
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Exemple
(simulé) d'un bracketing surla balance
de blanc
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De plus en plus la présence de tels dispositifs
tend à se généraliser, même
sur les appareils compacts grand public. Y recourir
systématiquement ne présente pas d'intérêt,
d'autant que les variantes ainsi obtenues peuvent
également l'être dans un logiciel de
retouche d'images, mais pour être sûr
du résultat dans un contexte de prise de vue
difficile, ou pour éviter d'avoir à
traiter l'image a posteriori ; l'option est appréciable.
Pensez à y recourir. En particulier si vous
disposez du bracketing sur la mise au point qui aide
à pallier le manque de définition des
viseurs numériques.
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