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(Juin 2004)

Le bracketing ou l'art de mettre
ses oeufs dans différents paniers

Dérivée d'une technique de prise de vue argentique, la fonction "bracketing automatique" est de plus en plus courante sur les compact numériques familiaux. En multipliant le nombre de prises de vue elle vous offre l'assurance de réussir votre photo. Explications.
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Le bracketing est une vieille technique photo, antérieure au boom du numérique, qui consiste à encadrer une prise de vue à une exposition donnée par deux autres prises, l'une légèrement sous-exposée, l'autre légèrement surexposée. En d'autres termes, pour être sûr de réussir l'exposition d'une image, on ne réalise pas une mais trois photos plus ou moins exposées pour être sûr que l'une des prises sera satisfaisantes. Pour ce faire, on fait très légèrement varier la durée de la pose ou l'ouverture.

En numérique, cette fonctionnalité est proposé depuis longtemps déjà sur les appareils haut de gamme. Elle est à la fois plus simple de mise en oeuvre qu'en argentique, puisqu'il suffit de presser un bouton pour réaliser 3 à 5 prises qui ne diffèrent que par leur exposition, et plus économique, le bracketing automatique ne consommant pas de "pellicule" inutilement : en cas de besoin, il suffit de passer en revue les images ainsi obtenues et de ne conserver que la plus réussie.

A l'origine, cette fonctionnalité calquée sur la technique argentique n'était proposée que pour l'exposition, mais s'agissant d'un dispositif purement logiciel, les constructeurs d'appareils numériques l'ont progressivement adapté à d'autres aspects de la prise de vue. Ainsi, certains modèles proposent le bracketing automatique sur la mise au point, sur la balance des blancs ou encore sur les caractéristiques de l'image, contraste, saturation et netteté.

Exemple (simulé) d'un bracketing sur l'exposition
Au centre, la prise de vue avec la mesure de l'exposition par défaut. Sur les côtés, les images obtenues dans la foulée en recourant au bracketing automatique, trop sombre à gauche, plus clair que l'original, mais pas nécessairement inintéressante à droite. Notez que sur certains appareils, il est possible de définir l'ordre dans lequel les 3 ou les 5 variantes doivent être prises et la valeur de l'écart entre leurs expositions (exprimés en EV pour Valeur d'Exposition)

Dans tous les cas, le principe est similaire. En ce qui concerne la mise au point, il s'agit de multiplier les prises de vue, en effectuant la mise au point devant, sur et derrière le sujet. Même chose pour la balance des blancs, avec les teintes neutres déterminées par l'appareil, une version de l'image dont les couleurs tirent plus sur des teintes chaudes, rouge/jaune, et une tirant plus sur le bleu/vert.

Exemple (simulé) d'un bracketing surla balance de blanc

De plus en plus la présence de tels dispositifs tend à se généraliser, même sur les appareils compacts grand public. Y recourir systématiquement ne présente pas d'intérêt, d'autant que les variantes ainsi obtenues peuvent également l'être dans un logiciel de retouche d'images, mais pour être sûr du résultat dans un contexte de prise de vue difficile, ou pour éviter d'avoir à traiter l'image a posteriori ; l'option est appréciable. Pensez à y recourir. En particulier si vous disposez du bracketing sur la mise au point qui aide à pallier le manque de définition des viseurs numériques.

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 [Tijani Smaoui, L'Internaute]
 
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