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PEA et assurance vie L'assurance vie permet, tout comme le PEA, de disposer de supports en actions plus ou moins orientés vers les actions françaises ou européennes. Mais l'un des principaux défauts du PEA est que la mort de son titulaire met fin, à la différence de l'assurance vie, à l'existence du PEA et cela sans succession ni donation possible. La seule solution pour récupérer les sommes investies est en ce cas de faire un retrait et donc d'être soumis à la taxation. La loi oblige la banque détentrice du plan à résilier celui-ci dès la notification du décès de son souscripteur. Mais cette résiliation n'entraîne pas de droit la vente des titres. Il appartient aux héritiers de demander que soit virées les actions sur leurs propres PEA (si celui-ci est un PEA assurances) ou quelles soient vendues. En ce cas, quelque soit l'âge du plan, les bénéfices réalisés sont exonérés de l'impôt sur le revenu. Mais si le PEA est âgé de plus 5 ans, il connaît l'imposition des prélèvements sociaux de 11 %. Outil merveilleux d'épargne, le PEA n'est pas à utiliser dans le but d'une succession ou d'une transmission de patrimoine.
PEA et compte-titres Le compte titre permet à tout un chacun d'investir directement dans des actions ou autres titres financiers. Une bonne gestion de son compte titre suppose de connaître au préalable la Bourse et les titres financiers. Le PEA a quant à lui l'avantage d'être entre les mains d'un gestionnaire professionnel au sein de votre banque. Autres grands avantages du PEA sur le compte titre, il permet une imposition beaucoup plus faible que le compte action ordinaire. Celui-ci est taxable à partir d'un montant de cession annuelle de 20 000 euros au titre de l'impôt sur les plus-values de 27 %. En outre, la taxation du PEA n'est quant à elle redevable qu'à la sortie avant 5 ans (si le seuil de cession n'est pas dépassé, il n'y a pas de fiscalité) et n'est plus redevable après 8 ans.
Mais le compte titre a, en revanche, l'avantage d'une meilleure diversification de portefeuille, puisque l'ensemble des titres financiers y sont accessibles, obligations et OPCVM non éligibles au PEA.
Le choix est donc à faire selon l'épargne que vous souhaitez investir en Bourse. Si vous possédez un portefeuille d'actions largement étoffé, il est dangereux de passer au-dessus du seuil annuel de cession de 20 000 euros qui vous rendrait imposable au titre de l'impôt sur le revenu. Ainsi donc, le choix pour les gros portefeuilles doit se tourner vers le PEA, alors que les portefeuilles plus modestes peuvent préférer le compte titre plus souple et plus diversifié.
En tout état de cause, il est intéressant de disposer des deux, compte titre et PEA, et de panacher les placements en fonction de leurs intérêts respectifs.
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