Les juifs étaient très peu nombreux dans la France de l’Ancien Régime. On ne trouvait des communautés juives que dans certaines régions de France : en Alsace-Lorraine, à Avignon, dans le Comtat Venaissin, à Bordeaux et à Bayonne. Les juifs vivant ailleurs en France étaient des cas isolés et vivaient souvent dans des situations précaires. Les juifs de France étaient moins de 50 000 au début du XIXe siècle.
On distingue deux communautés juives distinctes, en fonction de l’origine géographique des familles : les Sépharades et les Ashkénazes. Les
Sépharades sont les descendants des juifs expulsés d’Espagne en 1492. Mais ce nom désigne aujourd’hui plus généralement tous les juifs originaires du bassin méditerranéen et d’Orient. Leur langue est le judéo-espagnol ou le judéo-arabe. Les
Ashkénazes sont les juifs originaires d’Europe centrale. Ils parlent le yiddish, mélange d’allemand et d’hébreu. Les Ashkénazes se sont principalement installés en France au XIXe siècle, pour fuir les persécutions qu’ils subissaient.
La «
kétouba » est un acte important, car c’est l’acte de mariage religieux. Celui-ci n’était signé que par l’homme et il visait à protéger la femme en cas de divorce. On le remettait donc à la famille de la mariée. Ces actes contiennent les noms et prénoms des mariés, ceux de leurs pères, le lieu du mariage et les conditions d’un éventuel divorce. Les ketoubot (au pluriel) possédaient de grandes qualités esthétiques, c’est pourquoi ils ont été recherchés et conservés par des collectionneurs.
Les communautés juives tenaient des registres pour les grands évènements :
naissances,
barmitzva (majorité religieuse des garçons à 13 ans),
mariages,
divorces et
décès. Des
registres de circoncision étaient également tenus par les rabins. Mais leur lecture est difficile car ils étaient rédigés en hébreu. Ils indiquent la date de la circoncision, ainsi que le nom du jeune garçon et de son père.
Certains de ces différents registres ont été conservés dans les familles de ceux qui les tenaient, et beaucoup ont été déposés aux
Archives centrales pour l’histoire du peuple juif à Jérusalem. Malheureusement, une grande partie de ces registres a disparu.
Certains documents spécifiques à la France peuvent vous donner des informations utiles pour vos recherches généalogiques. Le plus important est le
registre qui fut tenu
en 1808, en
application du décret de Bayonne, qui imposait aux Juifs de choisir un prénom et un nom de famille fixe. Les juifs de France devaient se rendre dans la mairie de leur lieu de résidence afin d’inscrire dans des registres leurs noms et prénoms. Moins important, mais également intéressant, est le registre du
dénombrement des juifs d’Alsace en 1784, qui compte 19 000 personnes. Ce document contient les noms et prénoms des membres de chaque famille, ainsi que la fonction du chef de famille.
En application d’une
ordonnance de 1763, des registres ont été tenus concernant les
juifs des villes d’Avignon, Carpentras, Cavaillon et l’Isle-sur-Sorgue. On y enregistrait les naissances, circoncisions, mariages et décès. Ces documents sont conservés aux
archives départementales
du Vaucluse.
Mais des recherches généalogiques sur les familles juives conduisent généralement à porter son attention en dehors de la France. Internet peut donc, dans ces circonstances, s’avérer être un outil particulièrement intéressant. De nombreuses bases de données ont été créées, en particulier aux Etats-Unis et en Israël.
Un projet de
relevé des cimetières juifs dans le monde est en cours aux Etats-Unis. Il recense déjà un millier de cimetières. Le
musée de la Diaspora à Tel-Aviv est également particulièrement intéressant car il abrite un centre de généalogie rassemblant des informations et des généalogies provenant de tous les pays. Vous pouvez y obtenir des copies des documents qui vous intéressent.
Sachez par ailleurs qu’un
congrès de généalogie juive se tient
tous les ans, le plus souvent aux Etats-Unis, et parfois en Europe. Enfin, adhérer au
Centre de généalogie juive peut également vous aider dans vos recherches.
Voir aussi :-
Les protestants
-
Les musulmans