DéfinitionUne
fausse couche – ou avortement spontané – est une grossesse qui s’interrompt naturellement avant les 22 semaines d’aménorrhée.
C’est un phénomène fréquent dans les trois premiers mois de la grossesse. Il concerne 200 000 femmes par an. Néanmoins, ce chiffre est sans doute plus élevé, puisque certaines
fausses couches surviennent avant la date présumée des règles et donc avant que la grossesse n’ait été détectée.
Après 3 mois, on parle de
fausse couche tardive. SymptômesLa
fausse couche se manifeste, le plus souvent, par des pertes de sang, des douleurs au bas du dos et des douleurs pelviennes. Celles-ci sont liées aux contractions de l’utérus pour expulser l’œuf.
Dans tous les cas, des saignements anormaux, en début de grossesse, doivent vous amener à consulter. En effet, ils ne sont pas toujours synonymes de
fausse couche. Il peut s’agir de « règles anniversaires » (saignement qui arrivent à la date présumée de règles pendant les 2 ou trois premiers mois), ou d’un décollement placentaire. Ce dernier nécessite un ralentissement de l’activité, pendant quelques temps, pour préserver la grossesse.
Les causesLes causes d’un
avortement spontané ne sont pas toujours identifiées. D’autant plus que, lorsqu’il ne s’agit pas de
fausses couches à répétition, les médecins font rarement de recherches poussées.
Le plus souvent, cet événement est engendré à une anomalie chromosomique de l’embryon (qui n’aurait de toute façon pas été viable), ou à une malformation. Cela peut aussi être lié à un problème de la mère comme, par exemple, un utérus malformé (notamment les femmes dont les mères ont été exposées au Distilbène), une cause immunitaire (difficile à identifier), une béance au niveau de l’utérus, une infection de la muqueuse.
TraitementDans tous les cas, des saignements anormaux doivent vous pousser à consulter. Votre médecin vous prescrira une prise de sang afin de vérifier le taux de
HCG
et une échographie. Si la
fausse couche ne se traduit pas par une grosse hémorragie, il n’est pas nécessaire d’aller à l’hôpital. Une échographie de contrôle permettra de vérifier que la fausse couche a été « complète ». Si tel n’est pas le cas, l’obstétricien procèdera à une aspiration, ou vous proposera un traitement par voie médicamenteuse.
En revanche, si l’hémorragie est importante, vous devez vous rendre rapidement à l’hôpital.
Les suites de la fausse coucheLa
fausse couche est un moment difficile à passer. En effet, la mère se pose beaucoup de questions et culpabilise aussi parfois. C’est d’autant plus difficile que cet événement s’accompagne d’importantes modifications hormonales. En outre, l’entourage personnel et médical ne comprend pas toujours la détresse de la mère, considérant que la
fausse couche est malheureusement « fréquente ».
D’un point de vue physique, il est conseillé d’attendre un ou deux cycles avant d’essayer d’entamer une nouvelle grossesse.