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Les enfants abandonnés et adoptés

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Le cas des descendants ayant été abandonnés ou adoptés est particulièrement difficile, car s’il est possible de retrouver la trace de ces personnes dans différents registres, il sera par contre quasiment impossible d’identifier leur ascendance.
 
 
Dernière mise à jour : mars 2007
 
Les enfants abandonnés

Jusqu’au XVIe siècle, les abandons d’enfants étaient très rares, car ils étaient sévèrement punis par l’Eglise catholique : les parents risquaient d’être condamnés à mort. De même, mettre au monde un enfant hors mariage était considéré comme un pêché mortel, c’est pourquoi les mères d’enfants illégitimes préféraient souvent les tuer dès la naissance.

Pour lutter contre ces infanticides, Henri II, par l’édit de 1556, obligea donc les femmes veuves, ou dont le mari était absent, à déclarer leur grossesse dès qu’elles en avaient connaissance. Si une mère ne faisait pas cette déclaration et que l’enfant décédait à la naissance, celle-ci était accusée d’infanticide et risquait la peine de mort.

L’Eglise a depuis toujours pris en charge les enfants abandonnés. Ainsi fut créée par saint Vincent de Paul en 1638 l’Oeuvre des enfants trouvés de Paris. Les parents pouvaient y déposer les enfants qu’ils ne pouvaient pas assumer. Au XVIIIe et XIXe siècle, un système de « tours » a été mis en place dans ces établissements, qui permettait de déposer un enfant que l’on souhaitait abandonner, sans que personne ne puisse connaître l’identité des parents. Il s’agissait d’une sorte de tambour pivotant dans lequel on pouvait déposer l’enfant. On sonnait ensuite une cloche qui prévenait une sœur qu’un enfant avait été déposé, sans que celle-ci puisse voir qui étaient les parents. On établissait alors un procès verbal et, à partir de 1793, un acte de naissance .

En 1811, Napoléon décida que les enfants abandonnés devaient être pris en charge par l’Etat. Il rendit obligatoire un système de « dépôt secret », grâce aux tours, dans chaque chef-lieu d’arrondissement à Paris, où les abandons étaient particulièrement fréquents.

Mais cette protection de l’abandon eu pour conséquence regrettable de multiplier le nombre d’enfants abandonnés, jusqu’à atteindre plus de 130 000 dans toute la France pour la seule année 1883 ! Après 1850, le système des tours a progressivement été supprimé et remplacé par la possibilité d’un « dépôt secret » à l’Assistance Publique.

Pour retrouver la trace d’un ancêtre abandonné par ses parents, il faut, pour la période de l’Ancien Régime et jusqu’en 1838, faire des recherches dans les archives des institutions religieuses. L’orphelinat de la Pitié, celui du faubourg Saint-Antoine et l’hospice des Enfants trouvés possèdent des répertoires alphabétiques des enfants qu’ils ont recueilli. Dans les archives de Paris , vous trouverez d’autre part les registres des autres hôpitaux qui ont pu accueillir des enfants trouvés. Les fonds de l’Assistance Publique datant de plus de cent ans y sont répertoriés dans un inventaire.

Les dossiers individuels des enfants recueillis par l’Assistance Publique sont de plus en plus détaillés au cours du XIXe siècle. Ils contiennent notamment le procès-verbal de découverte, établi soit par la police, soit par l’hôpital avec la mère. On y trouve également l’extrait d’acte de naissance , le certificat de baptême et l’éventuelle note trouvée avec l’enfant. Y sont également regroupées les pièces concernant la vie de l’enfant jusqu’à sa majorité. Le délai de communication de ces dossiers est fixé à 60 ans, à compter de la majorité de l’enfant.

Pour la province, jusqu’au XIXe siècle, on recherchera des informations dans les archives des hôpitaux, ainsi que celles de l’Assistance Publique, qui sont conservées au archives municipales ou départementales .


Les enfants adoptés

 Le saviez-vous ?
L’adoption a été mise en place sous la Révolution mais elle était alors limitée aux personnes majeures. Son but était de faire perdurer un nom illustre ou de transmettre un héritage important. Elle ne fut étendue aux mineurs qu’en 1923 !

On distingue deux types d’adoption, en fonction du lien qu’elles conservent entre l’enfant et ses parents naturels. L’adoption simple ne rompt pas le lien avec les parents naturels, mais elle complète simplement l’acte de naissance par la mention d’adoption. On ajoute donc à cet acte le nom de la famille adoptante. On peut ainsi facilement dans ce cas, remonter dans la généalogie biologique de la personne adoptée. L’adoption plénière, en revanche, supprime le lien entre l’enfant et les parents naturels. L’acte de naissance est annulé et on en crée un nouveau avec le nom des parents adoptants, qui sont ainsi reconnus comme parents légitimes. Les recherches généalogiques sont de ce fait compromises, sauf si la famille a souhaité retenir et transmettre l’identité de la famille d’origine.
 
 
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D'ou vient le patronyme d'un enfant né en 1873 L'avis de Thierry Brémand
  Bonjour à tous,Mon arrière-grand père, Alfred Gaston est né au Havre le 5 février 1873 , de père et de mère inconnus.Il ne porta le patronyme BRUN qu'en 1914, par autorisation d'un jugement du tribunal du Havre datant du 31 juillet 1914.Je me pose les questions suivantes:- Comment leurs prénoms sont-ils attribués  aux enfants de l'assistance publique  : pourquoi Alfred Gaston??- Pour quelle raisons Alfred Gaston a t-il pu obtenir par jugement du  tribunal civil l'autorisation à porter le patronyme "BRUN" à l'âge de 41ans ? Qui pourrait m'apporter des éléments de compréhension... Merci par avance.

Les failles du système ! L'avis de Sophie Clary
  Je suis plutôt d'accord avec le témoignage qui précède.
Les familles adoptantes n'étaient pas assez sélectionnées, du moins il y a 35 ans !
J'ai semble-t-il été abandonnée à la maternité (belote !)
J'ai étais adoptée (adoption plénière) enfant, mon père adoptif est disparu volontaire j'avais 4 ans et demi (et rebelote !)
Ma mère adoptive a refait sa vie avec un homme alcoolique et violent (et dix de der !). Pour résumer, si vous connaissez le livre de Suzan Forward sur les parents toxiques, on va dire que je maîtrise une grande partie du sujet ! Je m'en serais bien passée.
Je ne vais pas m'étaler sur ma vie mais s'il vous plait, VOUS les agents de la DDASS ou autre organisme de placement SOYEZ VIGILANTS !

Abandonnes et adoptes L'avis de Catherine Saliceti
  Je regrette qu une adoption plénière puisse pas s annuler, car, moi presonnellement j ai pas eut de chance .ma mère biologique m a abandonnée le jour ou je suis née 01/01/66 ,J ai etais adoptée un pere très gentil mais une mere très très méchante Mon père décédé le 2/3/2008 ma mère ma abandonnée .je subit un 2° abandon .c est très dur pour moi .je voudrais un autre nom mais je peux pas car j ai une adoption plénière.elle me considère comme pas sa fille et dit que je suis morte. Elle a touchée de l argent lors du décès de mon pere et a dit quelle avait pas d enfant.Dommage qu on prenne n importe qui comme parent .un enfant on doit l aimer toute sa vie j ai eut l amour de mon pere mais pas d une mere.

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