Au cours de cet incendie ont été
détruits les registres d’état civil de 1793 à 1860, ainsi que tous les
registres paroissiaux antérieurs à 1793. Cela représente
plus de 8 millions d’actes disparus ! Dans les années qui ont suivi, plusieurs
campagnes de reconstitution de ces archives ont été effectuées, mais celles-ci n’ont permis de reconstituer que 2 millions d’actes, dont environ 90 % ne concernent que le XIXe siècle.
Les archives de ParisPour vos recherches généalogiques, il faudra donc vous tourner notamment vers les
Archives de Paris
, où sont conservés
ce qui reste de l’état civil ainsi que les
fonds ayant été reconstitués. Vous pourrez y trouver :
- les registres et leurs tables décennales postérieurs à 1860, qui sont consultables sur microfilms ;
- les
actes reconstitués, auxquels on accède par des fichiers et dont la richesse des contenus est très variable. Ces actes et fichiers sont microfilmés ;
- les
registres paroissiaux (baptêmes et mariages)
de 1793 à 1860 ;
- différents
fichiers constitués par des chercheurs après le sinistre, à partir de notes rédigées avant celui-ci. On peut citer par exemple la
collection Mayet, qui regroupe les mariages religieux de 1795 à 1862.
- d’
autres documents, comme par exemple une table regroupant certains mariages parisiens de 1793 à 1860, des sources importantes concernant les enfants abandonnés ou assistés, des recensements de population, des listes électorales, des registres militaires, etc.
Notez que vous pourrez trouver à la
Bibliothèque nationale
le
fichier Laborde, qui regroupe
60 000 fiches concernant des
artistes et des artisans parisiens.
A retenir : Il est particulièrement important de noter tous les élémentsfigurant sur les actes concernant une personne ayant vécu à Paris,notamment les adresses. Celles-ci permettront en effet de distinguervotre ancêtre de ses homonymes, ou encore d’identifier la paroisse àlaquelle vos ancêtres étaient rattachés. |
Le Minutier Central des notairesCelui-ci est conservé aux
Archives nationales et regroupe l’
intégralité des archives des 122 études parisiennes jusqu’au XIXe siècle. Retenez que les familles étaient particulièrement
fidèles à leur notaire. Cela représente plusieurs millions d’actes dans lesquels il n’est pas toujours aisé de se repérer. Pour commencer, vous pouvez donc vous référer aux
tables d’enregistrement, en particulier celle des décès. Celles-ci pourront éventuellement vous renseigner sur le notaire auprès duquel avait été établi le testament. Une fois que vous avez trouvé l’étude, et l’acte qui vous intéresse, vous pouvez ensuite remonter d’un acte à l’autre et dépouiller les répertoires chronologiques du notaire.