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Les registres paroissiaux

Fiche pratique
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Les registres paroissiaux, ou « registres de catholicité », sont vos principales sources pour vos recherches sur les périodes précédant 1792. Les baptêmes sont les premiers actes qui ont du être obligatoirement enregistrés. C’est l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 qui imposa cette règle. L’ordonnance de Blois, en 1579, généralisa aux mariages et enterrements l’obligation d’enregistrement dans des registres.
 
 
Dernière mise à jour : mai 2012
 
Les registres paroissiaux ne concernent que les catholiques et sont inégalement complets d’une paroisse à une autre. Les actes des registres paroissiaux ne sont presque jamais répertoriés dans une table, ce qui implique de feuilleter les actes un à un. Certaines associations de généalogie ont toutefois effectué des dépouillements de certains de ces registres, ce qui pourra parfois vous faciliter la tâche.

L’acte de baptême

L’intérêt particulier de l’acte de baptême par rapport aux autres actes de l’état civil, est qu’il permet de d’identifier le parrain et la marraine de l’enfant.Les registres paroissiaux peuvent être disponibles dans les mairies , mais ils sont plus conservés souvent dans les Archives départementales . Un double de l’acte de baptême peut également être conservé dans les églises dans lesquelles ont eu lieu les baptêmes, en particulier pour ceux du XIXe siècle.

Un acte de baptême mentionne :
- la date de la célébration du baptême, auparavant le jour même ou le lendemain de la naissance ;
- les prénoms de l’enfant ;
- sa date de naissance ;
- les prénoms et le nom du père, le prénom de la mère. Le nom de jeune fille de la mère est mentionné dans les registres les plus récents ;
- l’état matrimonial des parents et leur domicile ;
- les noms et prénoms du parrain et de la marraine, leur lien de parenté avec l’enfant, leur domicile et parfois leur profession ;
- les signatures du célébrant, du père, du parrain et de la marraine.

L’acte de mariage religieux

C’est le roi Henri III qui, par l’ordonnance de Blois en 1579, rendit obligatoires les registres de mariage et de sépulture, les registres de baptême étant déjà obligatoires. Cette ordonnance cherche notamment à empêcher les mariages clandestins entre des personnes de condition différentes. Elle fixe ainsi plusieurs conditions pour la célébration du mariage, comme la présence de témoins et l’accord des parents des conjoints. D’autres exigences concernant la tenue des ces registres et le contenu des actes ont été formulées dans le Code Louis en 1667.

Si les deux époux avaient des liens de parenté , ils devaient demander à l’évêque une dispense de consanguinité. Les liens de parenté, plus ou moins éloignés, étaient pourtant fréquents, car les couples se formaient avec des personnes du même village et du même milieu social. Les dispenses étaient établies en double exemplaire : la minute (acte original) était conservée à l’évêché et l’expédition (copie de l’acte) était adressée au curé devant célébrer le mariage. Les minutes sont particulièrement intéressantes pour un généalogiste, car elles sont accompagnées d’un petit arbre généalogique permettant de remonter jusqu’à l’aïeul commun. Les dispenses de consanguinité sont le plus souvent conservées dans les Archives départementales . Les registres de mariage font également référence à ces dispenses, mais leur intérêt est moins grand car l’arbre généalogique n’y figure pas.

Des bans étaient par ailleurs publiés trois dimanches consécutifs avant le mariage, pour annoncer celui-ci à la population de la paroisse. Cela était destiné à éviter des mariages entre des personnes ayant un lien de parenté ou étant déjà mariées. On espérait ainsi qu’une personne en informe le curé si elle avait connaissance de l’un de ces faits. Des personnes pouvaient néanmoins demander, moyennant finance, une dispense de ban. Plusieurs motifs pouvaient être invoqués, la raison principale étant le plus souvent la recherche de discrétion. Ces dispenses de ban sont conservées aux Archives départementales .

Sous l’Ancien Régime, le mariage avait généralement lieu dans la paroisse d’origine de la mariée. La date du mariage était située sur une période assez restreinte, en raison des différentes contraintes religieuses et des contraintes liées à l’activité agricole. Il avait généralement lieu en novembre, janvier et février, et le plus souvent le mardi ou le mercredi.

Un acte de mariage mentionne :
- la date de la célébration ;
- les prénoms et noms des conjoints ;
- l’âge, parfois la date de naissance, et la qualité de mineur ou de majeur ;
- la profession et le domicile des conjoints ;
- les noms et prénoms des parents des conjoints, ainsi que leur état matrimonial et leurs professions ;
- le consentement des parents ;
- les dates de publication des bans ;
- la date de délivrance des dispenses de consanguinité ;
- la référence d’un contrat de mariage ;
- les noms, prénoms, professions, domiciles et liens de parenté des témoins avec les conjoints ;
- les signatures du célébrant, des mariés, des témoins et parfois des parents ou autres proches présents à la cérémonie. Notez que la signature était souvent remplacée par la mention « ne sachant signer », lorsque la population était majoritairement analphabète.

L’acte de sépulture

L’acte de sépulture fournit moins d’informations que les actes de baptême et de mariage. Il est donc moins intéressant pour vos recherches généalogiques. Comme l’acte de mariage, l’enregistrement des décès dans les registres paroissiaux est rendu obligatoire par l’ordonnance de Blois en 1579.

Pour lire un acte de sépulture, il est important d’avoir à l’esprit quelques tendances relatives à l’établissement des actes. Il faut tout d’abord savoir que l’âge précis des personnes était peu connu sous l’Ancien Régime, car on retenait le jour de la naissance, mais pas l’année. L’âge était déterminé approximativement et il était généralement surestimé. Il faut également savoir que le métier mentionné sur l’acte de sépulture ne correspond pas forcément à l’activité principale du défunt, car les personnes exerçaient souvent des métiers différents selon les saisons. Enfin, les personnes étaient autrefois enterrées dans les églises elles-mêmes, afin de se rapprocher du Seigneur.

Un acte de sépulture mentionne :
- la date de l’inhumation ;
- les prénoms et le nom du défunt ;
- l’âge du défunt et sa date de décès ;
- la profession du défunt, ainsi que son lieu d’origine, si il est différent du lieu du décès ;
- l’état matrimonial, pour les femmes seulement ;
- les prénoms et le nom du père pour les enfants ;
- les sacrements administrés ;
- le lieu de sépulture : église, cimetière, etc… ;
- les noms et prénoms des deux témoins, ainsi que leurs professions, domiciles et éventuels liens de parenté avec le défunt ;
- les signatures du célébrant et des témoins.

Voir aussi :
Les registres d’état civil
Les actes notariés
Les autres documents
 
 
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