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A quelles conditions l’IVG peut-elle avoir lieu ? Toute femme peut bénéficier d’une interruption volontaire de grossesse si elle s’estime placée en situation de détresse. Ce sentiment de détresse est une exigence légale, mais celui-ci est à la seule appréciation de la personne concernée et celle-ci ne peut-être contestée. Pour effectuer une IVG, il faut également : - être à moins de douze semaines de grossesse ; - être de nationalité française ou résider en France depuis au moins trois mois. - être majeure ou avoir l’autorisation écrite de l’un des deux parents. La loi du 4 juillet 2001 prévoit maintenant une dérogation aux mineures si l’autorisation parentale ne peut être obtenue. Les jeunes filles sont alors accompagnées dans leur démarche par une personne majeure de leur choix.
Quelle est la procédure à accomplir ? Vous devez :
- Effectuer une première demande d’IVG auprès d’un médecin et conserver un certificat médical de cette première consultation. - Avoir, après cette première consultation, un entretien social (dans un service social ou un centre de planification familial avec une assistante sociale ou un psychologue) et fournir un certificat d’entretien social. - Respecter un délai de réflexion de 7 jours minimum à la suite duquel la demande d’IVG devra être renouvelée par écrit au cours d’une deuxième consultation médicale. Ce délai de réflexion peut être réduit à 2 jours si le terme de la grossesse ne permet pas d’attendre la semaine obligatoire.
Quelles sont les obligations du médecin ?
Le médecin consulté n’est pas obligé de pratiquer l’IVG. En cas de refus, il doit en informer la patiente et doit l’adresser à un médecin ou à une structure acceptant de la prendre en charge.Durant la première consultation, il doit confirmer la réalité de la grossesse et expliquer les dangers et les modalités de l’IVG. Il fournit un certificat de consultation. Souvent, une échographie sera pratiquée afin de déterminer précisément le terme de la grossesse.L’IVG peut être pratiquée dans un établissement public ou privé agréé et ses frais sont pris en charge par la sécurité sociale.
Quelles sont les techniques envisageables ?
L’aspiration L’aspiration peut être pratiquée jusqu’à 12 semaines de grossesse. Elle est le plus souvent réalisée sous une courte anesthésie générale. Le geste opératoire est généralement très court (dix à quinze minutes) et, en l’absence de complication, l’hospitalisation ne dure que quelques heures après l’intervention.
L’IVG médicamenteuse Elle est réalisée en deux prises éloignées de médicaments, l’un interrompant la grossesse, l’autre provoquant des contractions et l’expulsion de l’embryon. Selon l’âge gestationnel et les risques hémorragiques, elle peut être pratiquée en médecine de ville ou en établissement de santé.Le premier schéma n’est possible que depuis le décret Douste-Blazy du 23 juillet 2004. C’est ce que certain appelle l’IVG à domicile. La prise de ce médicament chez le médecin est étroitement encadrée : cinq consultations restent obligatoires chez un gynécologue ou un généraliste : la première pour être informée des différentes méthodes contraceptives, la deuxième pour signer un consentement et le protocole de soins. C'est à la troisième que se fait la prise d'un premier comprimé et à la quatrième, deux jours après, que sont administrés les autres. C'est après cette prise-là, chez soi, que l'avortement proprement dit se déclenche et qu'il vaut mieux que la femme ne soit pas seule à ce moment-là. La cinquième consultation enfin doit avoir lieu entre 14 et 21 jours après l'IVG pour contrôler le bon état de l'utérus. Les généralistes ou gynécologues qui peuvent désormais pratiquer ces actes dits "à domicile" devront d'abord justifier d'une pratique régulière de ce type d'IVG dans un hôpital ou une clinique et, ensuite, avoir passé une convention avec un hôpital public ou privé afin que leurs patientes puissent y être admises à tout moment en cas de complication. L’IVG médicamenteuse n'est possible qu'à moins de cinq semaines de grossesse.
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