Par le Docteur Daniel Gloaguen, médecin généraliste et urgentiste.En théorie, toute personne inconsciente et à plus forte raison dans le coma devrait être placée en position latérale de sécurité (P.L.S) autrement dit couchée sur le côté gauche, dès lors qu'elle ne nécessite pas de bouche-à-bouche ni de massage cardiaque.
 |
Toute personne inconsciente doit être placée en position latérale de sécurité Photo © L'Internaute | |
Pourquoi mettre en PLS ?Tout simplement parce que l'inconscience est responsable d'une asphyxie en position couchée sur le dos : la langue va avoir tendance à chuter vers l’arrière, gênant la respiration.
En outre, la position allongée sur le dos fait craindre des vomissements car le contenu de l’estomac risque de passer dans la trachée puis dans les bronches. L'inconscience diminue en effet les réflexes de protection des voies aériennes. La P.L.S permet de sauvegarder l’un des deux poumons.
La technique- Couchez la personne sur le côté gauche en tractant et en maintenant la tête et la colonne cervicale bien tendues dans l’axe de corps au moment du retournement sur le côté.
- Placez sa tête sur un vêtement roulé en boule. Inclinez-la légèrement vers l’arrière (exception faite d'un accident de la route) pour bien dégager la trachée.
- Une fois sur le côté et afin d'améliorer la stabilité, repliez sa jambe droite pour la placer sur la jambe gauche tendue et tendez son bras droit vers l'avant.
Libérez les voies aériennesQuel que soit le motif du coma, vous devez toujours vous assurer que la respiration du blessé ou du malade s’effectue dans de bonnes conditions.
- Ôtez tout ce qui peut empêcher l’air de passer par la bouche (dentiers, aliments, caillots de sang, chewing-gum…).
- Desserrez la ceinture ou le soutien-gorge, la cravate et le col de chemise.
Quand utiliser la PLS ?- Lors d’un coma d’origine inconnue.
- Lors d’une intoxication médicamenteuse volontaire.
- Chez un accidenté, lorsque des précautions sont prises pour ne pas abîmer la colonne vertébrale cervicale (maintien de l'axe cervical dans le prolongement du corps).
- Chez une personne en état de coma alcoolique, notamment lorsqu’il existe des vomissements.
- Lors d'un accident vasculaire cérébral ou d'un infarctus chez une personne inconsciente.