Qu’est-ce que c’est ?Il s’agit d’une tumeur bénigne qui se développe dans le muscle utérin. Selon l’endroit où il apparaît, le fibrome porte une appellation précise :
- Il est interstitiel lorsqu’il se développe à l’intérieur même du muscle.
- On parle de fibrome sous-séreux s’il est saillant dans la cavité abdominale
- et de fibrome sous-muqueux lorsqu’il est saillant dans la cavité utérine.
Sa taille est extrêmement variable : de quelques millimètres à plusieurs centimètres (taille d’un pamplemousse par exemple). On estime qu’entre 20 % et 40 % des femmes ont des fibromes utérins qui provoquent des troubles, mais que près des trois-quarts des femmes seraient porteuses d’une telle tumeur, la plupart du temps asymptomatique.
Quelles sont les causes ?On ignore les causes précises de l’apparition d’un fibrome mais plusieurs facteurs semblent entrer en jeu :
- L’aspect génétique semble indéniable puisque lorsqu’une mère a eu un fibrome, la fille en est plus souvent victime également que la moyenne.
- Un important taux d’œstrogènes, hormones féminines, semble favoriser la croissance des fibromes. Ce qui explique qu’ils grossissent légèrement dans les années qui précèdent la ménopause, lorsque les œstrogènes augmentent.
- Des facteurs environnementaux semblent également intervenir : une alimentation pauvre en viande rouge et riche en légumes verts pourrait réduire les risques de développement des fibromes.
Quelles sont les personnes à risques ?- Les femmes entre 40 et 50 ans.
- Les femmes noires.
- Les femmes en surpoids et/ou n’ayant pas une activité physique suffisante.
Quels sont les symptômes ?Ils varient en fonction de la taille et de la localisation de la tumeur.
- Des saignements très abondants pendant les règles.
- Des saignements entre les règles.
- Douleurs abdominales, douleurs lors des rapports sexuels.
- Envies fréquentes d’uriner.
- Constipation.
- Douleurs dans le bas du dos.
Comment établit-on le diagnostic ?Le médecin commencera par un examen gynécologique qui devrait révéler une augmentation du volume de l’utérus.
Il peut ensuite demander :
- Une hystérographie (radio de l’utérus avec injection de produit).
- Une échographie.
- Une hytéroscopie (introduction d’une caméra dans l’utérus).
Quelle sont les traitements disponibles ?Si le fibrome ne provoque pas de symptômes, seule une surveillance régulière sera préconisée.
Dans les autres cas, certaines solutions médicamenteuses permettent de retarder l’évolution du fibrome ou même de réduire son volume. Il s’agit souvent de médicaments à base d’hormones ou de médicaments qui inhibent la production d’œstrogènes.
Dans le même temps, la patiente peut soulager ses symptômes avec les antalgiques et remèdes prévus à cet effet.
Dans certains cas, il faudra procéder à l’ablation du fibrome.
Plusieurs techniques existent.
- La myomectomie consiste à retirer le fibrome. Cette technique n’est possible que lorsque la tumeur fait moins de 4 cm de diamètre.
- L’ablation de l’endomètre consiste à retirer la paroi interne de l’utérus. Technique privilégiée dans le cas de fibromes sous-muqueux nombreux. Mais la femme ne peut plus avoir d’enfant ensuite.
- L’hystérectomie ou ablation totale de l’utérus n’est envisagée que dans les cas les plus lourds : la femme ne pourra plus procréer.
- Depuis quelques années est apparue la technique de l’embolisation, beaucoup moins lourde d’un point de vue chirurgical et beaucoup moins mutilante : le chirurgien introduit via une artère des éléments qui vont venir boucher l’arrivée de sang (et donc d’oxygène et de nutriments) qui nourrit le fibrome. Celui-ci se dessèche et sa taille diminue largement.
Quelle est l’évolution ?En l’absence de traitement, le fibrome peut continuer à grossir. A force de saignements abondants, la patiente peut se retrouver en anémie (manque de fer), avec pour conséquences une grande fatigue, parfois des palpitations…Selon l’endroit où est située la tumeur, elle peut engendrer des troubles urinaires ou des troubles de la circulation sanguine.
Qui consulter ?- Le médecin traitant.
- Un gynécologue.
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