Qu’est-ce que c’est ?L’algie vasculaire de la face (AVF) se caractérise par une douleur aiguë ressentie d’un seul côté du visage, le plus souvent autour d’un œil. Cette douleur survient par crises, entre lesquelles s’écoulent plusieurs semaines, voire plusieurs années. L’AVF est trois fois plus fréquente chez les hommes que chez les femmes.
Quels sont les symptômes ?La douleur ressentie est caractéristique :
- Avant la crise, peuvent survenir un écoulement nasal ou un prurit annonciateurs.
- La douleur est d’une violence extrême, souvent décrite comme 100 fois pire qu’une migraine par les patients qui ont eu l’occasion de vivre les deux. L’AVF est parfois surnommée « céphalée suicide » tellement l’intensité de cette douleur peut conduire au désespoir.
- Elle survient le plus souvent de façon soudaine.
- Elle évolue par crises de plusieurs jours à plusieurs semaines, durant lesquelles les douleurs apparaissent et disparaissent, souvent à heures fixes. Entre ces périodes de crises, on observe plusieurs semaines, plusieurs mois voire plusieurs années de « repos ». Dans environ 10 % des cas, l’AVF peut devenir chroniques, c’est-à-dire que s’il reste des périodes de répit, elles sont inférieures à deux semaines.
- La douleur dure entre 15 minutes et 3 heures, et peut survenir plusieurs fois par jour.
- Après la crise, parfois, la pupille peut se rétracter et l’œil se fermer tout seul.
- La crise d’AVF n’est généralement pas accompagnée de vomissements ou d’une intolérance à la lumière, comme c’est parfois le cas avec les migraines. Ceci dit, ce n’est pas incompatible. Par ailleurs, l’AVF peut provoquer un mal de tête.
Quels sont les facteurs de risques ?- Il semble que le tabac et l’alcool puissent être des déclencheurs de crise.
- On ne connaît pas de gène spécifique de l’AVF. Ceci dit, il pourrait exister un facteur héréditaire, dans la mesure où les descendants directs d’une personne souffrant d’algie vasculaire sont plus souvent touchés par cette affection que la moyenne.
Comment établit-on le diagnostic ?Cette maladie, rare, est encore mal diagnostiquée car le médecin n’y pense pas nécessairement. Pour établir le diagnostic, il se base sur les descriptions des céphalées des patients. Tous les examens sont normaux.
Quels sont les traitements disponibles ?Les traitements classiques des céphalées type ibuprofène ou paracétamol sont inefficaces.
- L’oxygénothérapie par voie nasale permettrait de réduire la douleur dans 75% des cas. Problème : le conditionnement et l’encombrement de l’oxygène font qu’il est difficilement utilisable partout.
- La corticothérapie orale obtient également de bons résultats.
Qui consulter ?Le médecin traitant.
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