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La phytothérapie

Fiche pratique
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Le terme phytothérapie vient du grec « phuton » qui signifie plantes et « therapeia » qui signifie traitement. Depuis quelques années, cette médecine douce fait de plus en plus d’adeptes. Aujourd’hui, son chiffre d’affaires est supérieur à 200 millions d’euros, avec une croissance de 14%.
 
 
Dernière mise à jour : mars 2007
 
Un peu d’histoire…
Comme l’indique son étymologie, la phytothérapie est l’utilisation de plantes dans le traitement des maladies.

Cette médecine douce est utilisée depuis très longtemps. Toutes les civilisations antiques y ont eu recours.
Par exemple, un recueil datant de 3000 avant JC a été retrouvé, dans lequel étaient expliqués les bienfaits du thym et de la sauge. Par ailleurs, un ouvrage datant de 1500 avant JC et comptant plus de 100 pages, listait le mode d’utilisation de plusieurs dizaines de plantes.

L’Organisation Mondiale de la Santé a, de son côté, répertorié plus de 22000 plantes médicinales. Il peut s’agir de plantes, mais aussi de champignons, d’arbres… Ce sont des démarches empiriques, puis la recherche, qui ont prouvé leurs effets. L’utilisation de ces plantes est donc règlementée.

En 1941, le gouvernement de Vichy a malheureusement supprimé le diplôme de phytothérapeute, et ce n’est que depuis une vingtaine d’années que les recherches ont réellement redémarré dans ce domaine.

Comment ça marche ?
Toutes les plantes médicinales contiennent des principes actifs, lesquels interviennent dans le traitement des maladies.
Il existe différentes manières d’administrer des plantes, dont les plus courantes sont :
- l’infusion, pour laquelle on arrose les plantes émiettées avec de l’eau bouillante. On laisse ensuite le mélange reposer 10 à 15 minutes, puis on le boit. Avec l’infusion, certains principes actifs sont dissous ;
- la décoction. On fait bouillir les plantes émiettées dans de l’eau. On laisse ensuite refroidir le mélange jusqu’à ce qu’il puisse être bu. On le filtre, puis on l’ingère. Là aussi, certains principes actifs peuvent être altérés.
- la macération. On laisse macérer les plantes dans de l’eau tiède pendant une durée pouvant aller de quelques heures à plusieurs semaines. Cette technique ne permet pas l’extraction intégrale du principe actif.

Il est également possible d’avoir recours aux bienfaits des plantes grâce aux huiles essentielles.

Dans tous les cas, il est nécessaire d’être très prudent dans l’utilisation des plantes. En effet, ce n’est pas parce qu'une chose est naturelle, qu'elle est forcément bonne. Ainsi, certains principes sont très puissants et peuvent donc être toxiques, voire mortels.

Quelques exemples
Voici quelques exemples de plantes couramment utilisées, et les cas dans lesquels on peut y avoir recours :
- le ginseng : stress, fatigue générale, impuissance…
- la lavande : nervosité, insomnie, anxiété, lésions cutanées, soin des cheveux, bains de bouche…
- l’aubépine : angine, spasmes, nervosité, diarrhée, maux de gorge…
- le gingembre : nausées, mal des transports...
- la pensée : indigestion, rhumatismes, acné, eczéma…
 
 
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