Depuis le 16 novembre 2006, l'allocation d'insertion est remplacée par l'allocation temporaire d'attente.
Qui est concerné par l’allocation d’insertion ?
Les personnes concernées par l’allocation d’insertion sont :
- les salariés rapatriés en France et ayant travaillé au moins 182 jours dans les 12 derniers mois. Ils doivent justifier de cette activité par leurs bulletins de salaire ou leur affiliation à un régime de sécurité sociale et ne pas avoir été affiliés à l’assurance chômage ;
- les personnes ayant sollicité l’asile politique ou ayant obtenu le statut de réfugié ;
- les salariés atteints d’une maladie professionnelle ou victimes d’un accident du travail et en attente d’une reconversion ;
- les personnes ayant été détenues plus de deux mois à l’exception des individus :
- récidivistes ;
- condamnées pour proxénétisme, trafic de drogue, enlèvement de mineurs ou détournement d'avion ;
- ayant effectué leur peine d’emprisonnement à l’étranger.
Quelles sont les conditions pour en bénéficier ?
Pour bénéficier de l’allocation d’insertion, il faut :
- être à la recherche d’un emploi ;
- être apte au travail ;
- ne pas avoir atteint l’âge de la retraite ;
- ne pas avoir des revenus au dessus d’un certain plafond.
Le plafond des revenus à ne pas dépasser pour se voir allouer cette aide est de :
- 887,40 € par mois pour une personne ;
- 1774,80 € par mois pour un couple.
Toutes les ressources du demandeur d’emploi et de son conjoint ou concubin sont prises en compte pour le calcul de ses revenus, à l’exception des allocations familiales et de l’allocation logement.
Si les revenus du demandeur d’emploi sont supérieurs au plafond, une allocation différentielle peut lui être versée.
Montant et durée du versement de l’allocation d’insertion
Le montant, à taux plein, de cette allocation est de 10,04 € par jour.
Elle est allouée pour 1 an, mais le dossier est réexaminé au bout d’un semestre.