Gérer son asthme

En savoir plus

En temps normal, la respiration se fait sans même qu'on y pense : on inspire de l'air chargé en oxygène qui entre dans nos bronches, on expire de l'air plein de gaz carbonique, le tout à un rythme régulier et tranquille.
Lorsque la crise d'asthme survient, les muscles du thorax se contractent, une inflammation plus ou moins importante des bronches se produit, réduisant ainsi la capacité de passage de l'air. Les symptômes typiques de l'asthme s'ensuivent :

traiter la crise
 
Quand la crise survient, les médicaments broncho-dilatateurs peuvent soulager rapidement. © Getty Images
 

» Sensation d'oppression.
» Difficulté à inspirer et surtout à expirer. Chacun de ces mouvements demande un effort non naturel.
» Respiration sifflante.
» Toux.
» Lorsque la crise ne passe pas, peuvent survenir des signes qui doivent alerter : léthargie ou au contraire agitation, sueurs, fréquence cardiaque supérieure à 120 pulsations/minutes, fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute, troubles de la conscience, lèvres et extrémités bleuies (signe que le sang est mal oxygéné).

Lorsque la crise survient, il ne s'agit pas de rester les bras ballants à attendre que ça passe. Non traitée, elle peut éventuellement s'aggraver et entraîner une asphyxie.

Traitements d'urgence

» Premier geste à faire : prendre le traitement que le médecin vous a prescrit. Il s'agit généralement d'un bronchodilatateur administré via un inhalateur. La Ventoline ® est particulièrement célèbre. Le produit agit très rapidement puisqu'il pénètre directement dans les bronches et que son action commence dès qu'il touche les parois. Votre médecin vous a normalement fourni des indications précises sur la procédure à suivre en cas de crise. La dose et la nature des médicaments varient d'un patient à l'autre.
Il existe plusieurs types d'inhalateurs :

- Dans l'aérosol doseur, le médicament est en suspension dans un liquide puis mis sous pression. Il suffit d'appuyer sur le flacon pour que le médicament soit vaporisé dans la bouche. La difficulté consiste à inspirer au moment précis ou l'on vaporise, pour que le médicament pénètre bien dans les bronches. Il faut également retenir sa respiration pendant quelques secondes après l'inhalation.

"L'idéal : traiter dès les premiers symptômes"

- La chambre d'inhalation est plus encombrante puisqu'elle a une capacité de 750 mL. Le patient respire par un embout, fermé par une valve qui s'ouvre à l'inspiration et se referme à l'expiration. Ainsi, la totalité du médicament contenu dans le réservoir parviendra jusque dans les bronches.

- Les inhalateurs de poudre sèche sont composés de capsules contenant le médicament sous forme de poudre. Il suffit d'appuyer pour percer la capsule tout en inspirant via l'inhalateur, pour que le médicament pénètre directement dans les bronches. Pas de souci de synchronisation avec ce système.

- Les nébulisateurs produisent une bruine contenant le médicament, qui est inspirée via un masque ou un embout.

N'hésitez pas à tester les différentes méthodes et à en discuter avec votre médecin pour déterminer laquelle est la plus appropriée à votre "cas".

» Si les symptômes ne s'estompent pas après une vingtaine de minutes et malgré l'inhalation, il faut consulter un médecin. Il peut s'agir du médecin traitant ou des urgences. Si nécessaire, il faut appeler le samu (15) ou les pompiers (18).

» Mais l'idéal, c'est de traiter dès l'apparition des premiers maux et ne pas attendre qu'une crise s'installe : "Le simple fait d'avoir une toux bronchique ou d'être réveillé la nuit doit vous alerter et vous inciter à augmenter les doses du traitement, au moins temporairement, en attendant de consulter votre médecin", explique le Pr Vervloët. Si cela ne suffit pas, ce sera alors à lui de décider, éventuellement, de vous administrer de la cortisone par voie générale ou, tout simplement, d'augmenter votre traitement de fond.


Magazine Santé Envoyer Imprimer Haut de page

Accueil

Connexion

Mon compte

Déconnexion

rechercher