C'est The Lancet Neurology qui publie dans son
édition de septembre cette étonnante étude. En combinant deux traitements
existants, une équipe de l'hôpital Bichat parvient à sauver jusqu'à 93 %
des patients victimes d'accident vasculaire cérébral, s'ils sont diagnostiqués
moins de 3 h 30 après le début de l'accident.
Dans un premier temps, un médicament visant à
dissoudre le caillot dans le cerveau est injecté par intraveineuse, au niveau
de la pliure du coude. Cette technique, utilisée seule, permet de sauver
environ 40 % des patients.
Une seconde option consiste à enfiler un cathéter, en
pénétrant d'abord dans l'artère fémorale pour remonter jusqu'au plus près du caillot.
Là, le même médicament est délivré directement au niveau du caillot, ce qui
permet de sauver 60 % à 70 % des malades. Sauf que cette technique
est moins rapide que la première, puisqu'il faut prendre le temps d'installer
le cathéter. L'équipe du Pr Amarenco, chef du Centre d'accueil et de traitement
de l'attaque cérébrale de l'hôpital Bichat, a donc combiné ces deux
méthodes : le patient reçoit l'injection par intraveineuse tout pendant
qu'on le prépare et recevoir le cathéter. Ainsi, 93% des patients pourraient
éviter de graves séquelles.
Une condition est toutefois requise pour que le
traitement puisse fonctionner : il faut agir le plus vite possible, et au
plus tard 3 h 30 après le début de l'attaque. C'est pourquoi il est
particulièrement important de prévenir les secours au plus vite quand une
personne semble victimes de troubles qui peuvent faire penser à une attaque
cérébrale : difficultés d'élocution, voire impossibilité de parler, de
bouger, de rester debout, troubles visuels… Il faut alors prévenir les secours
(15, 18 ou 112 sans tarder).
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Se protéger de l'attaque cérébrale.