L'Internaute > Sante > Génital-Urinaire > Actualité > La fécondité des Français n'est pas menacée
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Mercredi 23 avril 2008, 10h13
La baisse de la qualité du sperme des hommes et l'augmentation de l'âge des femmes lors de leur première grossesse ont un faible impact sur le nombre final d'enfants par femme, mais risquent d'accroître fortement la demande de procréation médicalement assistée. Telle est la conclusion d'une étude qui vient d'être publiée dans Human Reproduction par des chercheurs de l'Inserm.
Ces deux évolutions (baisse de qualité du sperme et augmentation de l'âge de la première grossesse) pouvaient laisser augurer une baisse de la fertilité des couples et une diminution de la natalité. C'est pourquoi Henri Leridon et Remy Slama, de l'unité Inserm-Ined 822 «Epidémiologie, démographie et sciences sociales : santé reproductive, sexualité et infection à VIH», ont cherché à évaluer précisément l'impact de ces divers facteurs biologiques et comportementaux sur la natalité française.
«L'intérêt de cette simulation est de montrer que la fécondité de la population française n'est pas menacée à court terme souligne Henri Leridon. Cependant ces modèles montrent que les difficultés individuelles à concevoir pourraient aller en augmentant. Et elles entraîneraient un surcoût important pour la société compte tenu du recours accru à la procréation médicalement assistée".

Rédaction L'Internaute

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