Le procès des hormones de croissance, qui a débuté en
février dernier, touche à sa fin. Mercredi, des peines de quatre ans de prison avec sursis ont été requises contre les professeurs Jean-Claude Job, l'ex-président de France-Hypophyse, et Ferdinand Dray, l'ex-responsable de l'extraction et de la purification des hormones de croissance à l'Institut Pasteur. Les autres prévenus, médecins et pharmaciens, ont aussi fait l'objet de demande de relaxe.
Ces réquisitions ont provoqué la colère de certaines familles. "Je comprends la colère des familles" mais "vu l'âge des prévenus, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'on les mette en prison", a estimé cependant Jeanne Goerrian, présidente de l'Association des victimes de l'hormone de croissance. "Ce qui est important aujourd'hui, c'est que leur culpabilité soit établie, qu'ils ne s'en sortent pas en se disant ni coupables, ni responsables. Pour moi, ils sont responsables et coupables de ce drame sanitaire sans précédent", a-t-elle ajouté.
Au total, 7 personnes sont jugées dans cette affaire par le tribunal correctionnel de Paris. Pour rappel des faits, ces hormones de croissance étaient prélevées sur des hypophyses de cadavres au milieu des années 90 pour soigner des troubles de croissance. 110 jeunes sont décédés de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.