Mardi 18 août 2009, 17h25
On imagine déjà les petits malins qui pourraient
bientôt se servir de cet argument pour justifier d'une panne d'oreiller. En
fait, c'est pour l'instant l'inverse que des chercheurs de l'Université de
Californie à San Francisco, dirigés par Ying He, ont réussi à prouver. En
effet, ils sont parvenus à isoler un gène mutant, dénommé DEC2, qui permettrait
à ses possesseurs d'avoir des besoins en sommeil et en récupération moindres
que la moyenne des êtes humains. Pour ce faire, les chercheurs ont étudié le
patrimoine génétique d'une mère et de sa fille, qui avaient en moyenne besoin
de seulement six heures de sommeil par nuit, contrairement aux cinq autres
membres de la famille qui, eux, devaient faire des nuits de huit heure. Cette
étude leur a permis d'identifier une mutation sur un gène, le DEC2 donc. Pour
vérifier que ce gène était bien à l'origine de ces besoins en sommeil moindres,
ils l'ont inoculé à des souris. Bingo : celles qui étaient en possession
du gène mutant dormaient moins et avaient besoin de moins de temps de
récupération après un effort. Après les somnifères, à quand la pilule qui
supprime le besoin de sommeil ?
Rédaction L'Internaute
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