Mardi 5 août 2008, 11h08
Pour
sa 17ème édition, la
Conférence mondiale sur le sida, qui s'est ouverte ce
dimanche 3 août et durera jusqu'au 8 août, se déroule pour la première fois en
Amérique latine, à Mexico. Durant une semaine, quelque 22 000 personnes,
chercheurs, scientifiques, associatifs, militants et patients, sont réunies
pour discuter de toutes les questions autour du sida, de la prévention aux
recherches sur un traitement en passant par la discrimination dont souffrent de
nombreux séropositifs de par le monde. Le nombre de personnes infectées en 2007
s'élève à 33 millions de personnes avec pas moins de 2.7 nouvelles
contaminations en 2006.
En
2006 justement , l'Onu, qui est représenté à la conférence par son secrétaire général, Ban
Ki-moon, avait formulé l'engagement d'un accès universel au traitement et à la
prévention pour 2010. A
moins de 2 ans de cette échéance, il semble qu'il reste encore du chemin à
parcourir pour que tous les malades puissent effectivement y avoir accès. En
cause, l'engagement financier des Etats. Et la France n'est pas une élève
modèle puisque sa contribution financière de lutte contre le sida ne s'élève
qu'à 300 millions d'euros annuels selon l'association Act Up alors qu'il
faudrait un milliard d'euros pour que l'engagement puisse être respecté.
Par
ailleurs, l'absence de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, «pour des raisons
d'agenda», est fustigée tant par l'opposition que par les associations qui
dénoncent de concert le desinterêt du gouvernement de Nicolas Sarkozy pour la
lutte contre l'épidémie. A noter que la ministre, qui sera par contre présente
au Jeux Olympiques de Pékin, sera représentée à la conférence par trois membres
de son ministère dont un de son cabinet, Ronan Le Joubioux.
Rédaction L'Internaute
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