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Test du Sida

Définition

Les tests du Sida ne dépistent pas le virus du Sida mais les témoins du contact avec le virus : soit les anticorps fabriqués par l'organisme en réaction, soit les traces du virus lui-même.

Principes

  • Si la personne a été contaminée par le virus, elle a fabriqué des anticorps contre lui. Le test du Sida recherche ces anticorps pour prouver le contact infectieux avec le virus.
  • La présence d'anticorps pour le VIH signe la contamination par le virus, mais on sait que les anticorps en question ne sont pas efficaces pour protéger l'organisme. Un test positif signifie qu'il faut être surveillé parce qu'on est séropositif. Le traitement antiviral ne sera mis en route que lorsqu'on a atteint un certain stade d'infection. Ce stade est déterminé par le niveau de concentration du virus, appelé charge virale et par le taux des qui témoignent de la déficience immunitaire.
  • On demande les test dans plusieurs circonstances : en cas d'exposition à un risque de contamination, ou en cas de don de dérivé sanguin, et dans certaines circonstances de la vie concernant le couple ou la maternité.
  • Quant le sérodiagnostic est négatif mais qu'il y a un doute suffisant sur une contamination, on recherche le matériel génétique du virus dans le sang après amplification (la PCR), ou bien une partie représentative de sa surface, qui reste stable malgré les mutations : c'est l'antigène p 24.

Réalisation des tests en pratique

Divers tests sont nécessaires :

  • Les tests permettant un diagnostic dans le sang. Ce sont les tests sérologiques.
  • Les tests permettant de quantifier la quantité de virus
  • Les tests permettant un suivi biologique
  • Les tests de résistance.

Tests diagnostiques

  • Le premier test réalisé est le test Elisa. Lorsqu'il est positif, c'est qu'il a mis en évidence dans le sang, des anticorps contre le VIH1 ou le VIh2 qui sont les deux formes connues de VIH.
  • Le résultat est obtenu en quelques heures. Les anticorps ne sont décelable au plus tôt, que 3 semaines après la contamination et au plus tard 1 mois et demi après la contamination. On pourrait donc certifier que si on est séronégatif à deux tests effectués à 1 mois et demi d'intervalle sans contamination entre-temps, on n'est certainement pas séropositif. Toutefois, de façon à être totalement certain, le délai raisonnable est porté à 3 mois après le contact suspect pour affirmer qu'on n'a pas été contaminé. Une fois la séropositivité apparue, elle est définitive. Quelques cas exceptionnels de retour à la séronégativité ont été enregistrés pour lesquels on n'a pas encore d'explication.
  • Si le test Elisa est positif, il faut ensuite une confirmation par un autre test appelé Western Blot. Ce test est un peu différent car il mesure les anticorps contre des portions du virus (capsule, petits morceaux d'ADN, etc.). S'il est négatif, on est certain à 100% de la séronégativité. On considère qu'il est positif s'il y a un anticorps dirigé contre au moins une protéine interne du virus (antigènémie P24 ) et un contre une protéine d'enveloppe du virus (anti-gp41, anti-gp120, ou antigp160). Ce test est considéré comme témoignant d'un infection par le VIH s'il est positif 2 fois de suite.
  • Si Elisa est faiblement positif, et si Western-Blot montre une réponse partielle, on fait une antigénémie P24 et une détection du génome du virus par PCR. La détection des anticorps (par Elisa et/ou Western Blot) est possible entre 2 et 12 semaines après la contamination. Il est très rare (moins de 1%) que le test devienne positif après 12 semaines.

Quantification du virus

  • On peut mettre en évidence le matériel génétique du virus par l'amplification génomique (PCR). Ce niveau de charge virale, est un élément essentiel de surveillance.
  • Le but lors du traitement est que la charge virale soit indétectable (inférieur à 400 ou 500 copies/ml de sang.

Tests de suivi biologique

  • Il consiste à mesurer à la fois le taux de lymphocytes CD4, et la charge virale.
  • La charge virale est faible si elle est inférieure à 10.000 copies/ml de sang et élevée si elle est supérieure à 100.000 copies/ml de sang.
  • Le taux de CD4 est divisé en 3 classes : Supérieur à 500/mm3, entre 200 et 500/mm3, inférieur à 200/mm3.
  • Les CD4 et la charge virale sont mesurés 1 mois après le début du traitement, puis tous les 3 ou 6 mois en fonction des cas particuliers de chaque personne.

Tests de résistance

  • Lorsque les virus continuent à se multiplier sous traitement antirétroviral, c'est soit à cause d'une mauvaise observance du traitement, soit à des doses insuffisantes, soit à des interactions médicamenteuses, soit enfin à cause d'une résistance du virus au traitement.
  • Dans ce dernier cas, on effectue des tests génotypiques qui permettent de détecter les mutations du virus pouvant expliquer cette résistance à certains antirétroviraux.On fait donc ces tests en cas de primo-infection, et pour aider au choix du meilleur produit selon la résistance en cause.

Auteur :Dr Denise Cazivassilio (Medservices) le 24 juillet 2001
Validé :Association pour la Réponse Médicale en Ligne le 20 août 2001
Modifié  Dr Loïc Étienne (Medservices) le 14 fevrier 2009

 
 
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