Dossier prostate

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Une des grandes craintes des hommes souffrant de troubles de la prostate, c'est de devenir impuissants ou de souffrir de troubles de l'érection. C'est très loin de la vérité : tout dépend des pathologies et des hommes. Dans tous les cas, il y a des choses à faire. Le point, par type de maladie.

les patients soignés pour un adénome ou une prostatite retrouvent généralement
 
Les patients soignés pour un adénome ou une prostatite retrouvent généralement une sexualité plus épanouie après le traitement. ©  Thinkstock / Polka Dot
 

 Avant toute chose : petite mise au point. Même si certains traitements peuvent altérer la fonction sexuelle, soulignons que beaucoup de patients, souffrant d'hyperplasie bénigne ou de prostatite, ont déjà des problèmes sexuels (trouble de l'érection, de l'éjaculation, baisse du désir...) avant d'être traités. Ainsi, l'Afu a pu déterminer que parmi les patients consultant pour des troubles urinaires du bas appareil, 70 % d'entre eux avaient des soucis d'érection et 60 % d'éjaculation. L'association entre troubles urinaires et dysfonction érectile semble d'autant plus fréquente que le patient est jeune.

 Hyperplasie bénigne.

- Le traitement améliore sensiblement la vie sexuelle des patients. Une étude menée en 1993 a même montré que 20 % des hommes qui déclaraient n'avoir plus aucune activité sexuelle avant le traitement, avaient repris les relations par la suite.

La chirurgie n'endommage pas les nerfs responsables de l'érection. Il n'y a donc pas de souci à avoir de ce côté-là.

- En revanche, elle peut entraîner une éjaculation dite rétrograde : le sperme est évacué avec l'urine. Cela n'empêche en rien l'orgasme qui, lui, est toujours présent. Les hommes qui souhaiteraient procréer doivent toutefois savoir que cet effet secondaire est presque toujours présent dans après chirurgie.

- Dans certains cas, le traitement par médicament de l'hyperplasie peut entraîner des troubles érectiles, mais ils sont totalement réversibles à l'arrêt du médicament.

 Prostatite

Les patients atteints de cette pathologie souffrent beaucoup plus que la moyenne de troubles sexuels. Plus de la moitié déclarent avoir une éjaculation prématurée ou douloureuse. Un tiers ont des problèmes d'érection.

Les médicaments utilisés pour soigner la prostatite, des inhibiteurs de phosphodiestérase, semblent faire régresser à la fois la maladie et les troubles sexuels. Le traitement de l'inflammation et de l'infection par antibiotique permet d'améliorer les symptômes urinaires mais aussi sexuels.

 Cancer de la prostate

La situation est plus délicate dans le cas d'un cancer. Les techniques les plus répandues, chirurgie, radiothérapie et curiethérapie, peuvent induire des troubles de l'érection et de l'éjaculation, parfois permanents. Toutefois des progrès ont été réalisés dans ce domaine, notamment sur le plan chirurgical, où l'on tente au maximum de préserver les nerfs érectiles. Mais la meilleure précaution pour éviter les problèmes reste de se faire dépister le plus tôt possible. Si l'on peut éviter les traitements lourds et invasifs, on a plus de chances de conserver une vie sexuelle intacte.

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Publié le 10/09/2010

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