Dossier contraception

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    Près des trois-quarts des Françaises sexuellement actives utilisent un moyen de contraception. Malgré ce fort taux, environ 200 000 interruptions volontaires de grossesses sont pratiquées chaque année sur le territoire. Pourquoi ce paradoxe ? La plupart des femmes interrogées sur le sujet déclarent avoir du mal à gérer leur contraceptif, la pilule notamment, au quotidien. En effet, la plupart des pilules contraceptives nécessitent, pour une efficacité maximale, une assiduité quotidienne. Une alternative ? L'anneau vaginal. Commercialisé depuis moins de 5 ans en France sous le nom de Nuvaring, l'anneau vaginal est un moyen contraceptif beaucoup moins contraignant que la pilule, s'il est porté sans interruption. Avec lui, pas besoin d'y penser tous les soirs. Deux dates sont à retenir : celle de l'insertion et celle du retrait. Entre les deux, ce sont 28 jours de liberté et de sécurité qui s'offrent aux femmes.

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    L'anneau s'insère simplement en le pinçant. Ca n'est ni plus douloureux, ni plus compliqué qu'un tampon hygiénique. © DR
     

    Comment ça marche ?

    Ce contraceptif se présente sous la forme d'un anneau en plastique, que la femme place elle-même dans le vagin. Il est bien inséré si la femme ne le sent pas. Une fois en place, il y restera 3 semaines. Puis, un délai d'une semaine pour en insérer un nouveau est à respecter. A noter que son insertion se fait aussi naturellement qu'avec un tampon hyginénique, sans douleur ni manipulation particulière. Par contre, l'anneau n'est pas remboursé par la sécurité sociale et coûte tout de même un peu plus cher qu'une plaquette de pilules.

    Le fonctionnement contraceptif de l'anneau est basé sur le même principe que la pilule : il contient des hormones (oestrogènes et progestatifs) qui vont diffuser dans le sang. Sauf que là, le passage ne se fait plus par la voie digestive : les hormones diffusent directement dans la circulation sanguine à travers la matière plastique qui devient poreuse sous l'effet de l'humidité et de la chaleur du vagin.
    A noter que la concentration en hormones de l'anneau est très basse (15 microgrammes d'oestrogènes soit l'équivalent de pilules microdosées), ce qui limite les effets secondaires : prise de poids, surexpression du système pileux, nausées, vomissements, etc. Encore une fois, tout dépend des femmes et il est possible que ce qui est vrai chez l'une soit faux chez l'autre.

    Et si ...

    Même s'il peut apporter une véritable liberté et un confort à certaines femmes, il peut très bien ne pas en être de même pour d'autres. Quel que soit le problème, il ne faut pas hésiter à en faire part à son gynécologue, c'est la seule personne habilitée à vous conseiller correctement sur votre contraception et sur ses contre-indications.
    Voici quelques petites astuces pour mieux vivre au quotidien avec son anneau : 
     Et si... l'anneau est expulsé accidentellement ? Tout dépend de la durée de la "sortie". S'il est resté moins de 3 heures en dehors du vagin, il peut y être réinséré, si et seulement si il a été rincé à l'eau froide ou tiède (pas à l'eau chaude). S'il est resté plus de 3 heures dehors, il aura perdu de son efficacité contraceptive. Dans ce cas, le plus simple est encore de se reporter à la notice d'utilisation ou de demander conseil à son gynécologue. 
     Et si... j'ai du mal à me souvenir des dates ? Vendu par unité ou par 3, l'anneau est toujours accompagné de petits stickers schématisant son retrait ou son insertion. Coller le sticker adéquat à la date adéquate, sur le calendrier, votre agenda ou autre et normalement, plus de problèmes d'oublis. 
     Et si... je ne tolerais pas la pilule, est-ce que ça ira avec l'anneau ? Tout dépend des raisons pour lesquelles la pilule n'était pas supportée. Là, seul le gynécologue sera à même de vous proposer une solution qui vous convienne parfaitement. 
     Et si... moi ou mon partenaire le sentait lors de rapports ? Cela peut arriver, évidemment. Selon les derniers chiffres, environ 2 femmes sur 10 et 3 hommes sur 10 le sentent. Cela fait partie des quelques inconvénients de ce contraceptif. 
     Et si... je ne veux plus utiliser le préservatif ? Nous avons beau le dire, le répéter, nous ne cesserons jamais de clamer qu'un contraceptif ne protège en rien des infections sexuellement transmissibles ! La seule protection valable, c'est le préservatif. A moins d'avoir un partenaire régulier et que chacun ait fait les tests de dépistage, tout rapport à risque devra se faire avec un préservatif !

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    Publié le 22/08/2008

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