C'est inéluctable. La ménopause finit par toucher, tôt ou tard, toutes les femmes. Elle intervient le plus souvent autour de la cinquantaine. Aux mêmes maux, les mêmes remèdes, vous dites-vous : puisque toutes les femmes sont un jour ménopausées, autant toutes leurs administrer un THS, qui a fait ses preuves pour lutter contre les troubles de la ménopause. Ce n'est pas précisément comme ça que cela fonctionne.
D'abord, le traitement peut-être contre-indiqué pour nombre de femmes. C'est le cas, par exemple, pour les femmes qui ont eu un cancer hormono-dépendant.
Et surtout, toutes les femmes ne ressentent pas le besoin de suivre un traitement.
- Les fameux symptômes ne sont pas ressentis par tout le monde, loin de là. Beaucoup de femmes passent au travers de la ménopause sans vraiment y prêter attention.
- Même lorsqu'il y a symptômes, ils ne sont pas toujours "handicapants" et certaines femmes préfèrent "faire avec" pendant quelques années plutôt que de prendre un traitement hormonal.
- Lorsqu'il n'y a qu'un symptôme gênant (bouffées de chaleur ou ostéoporose, par exemple), d'autres traitements peuvent en venir à bout. Certaines patientes optent par ailleurs pour des thérapies dites douces ou naturelles, à base de plantes par exemple.
"Le tout est d'être à l'écoute de la patiente, souligne le Dr Rozan, gynécologue. Il faut répondre à une demande précise. Tout est question de tact et de mesure."
Traitement standard ?
De même, le THS s'adapte à chacune des patientes. La dose d'hormones va être adaptée pour le confort de son utilisatrice. Chacune réagit à sa façon, qu'il n'est pas possible de prévoir. "Théoriquement, on commence par les doses les plus faibles, détaille Marc-Alain Rozan. Si cela ne suffit pas, on augmente progressivement, jusqu'à ce que les symptômes, bouffées de chaleur et autres, aient disparu." Comme pour n'importe quel médicament, ce n'est donc pas une bonne idée d'emprunter le traitement de votre s½ur ou de votre voisine pour tester son efficacité.