On connaît encore mal les facteurs qui favorisent l'apparition de problèmes
de prostate mais quelques pistes s'imposent tout de même, au vu des études
publiées sur le sujet.
» Le premier facteur évident, c'est
l'âge. Plus un homme vieillit, plus il risque de rencontrer des problèmes
avec cette glande capricieuse. Hormis pour la prostatite, plus rare et qui frappe
essentiellement les hommes jeunes, les maladies sont généralement
détectées chez les patients de plus de cinquante ans. Selon l'Association
française d'urologie, 40 % des hommes de 40 ans, 50 % des hommes de 50
ans, 60 % des hommes de 60 ans, 70 % des hommes de 70 ans et 80 % des hommes de
80 ans ont une grosse prostate. Même chose pour les cancers : leur incidence
dans la population augmente considérablement avec l'âge.
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Antillais, Africains et Afro-américains ont une incidence
plus forte du cancer de la prostate parmi leur population. Photo
© Getty Images
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| "L'environnement jouerait un rôle" |
» L'origine ethnique semble jouer
un rôle important dans l'apparition du cancer de la prostate. "Les
personnes d'origine africaine, antillaise ou afro-américaine sont plus
susceptibles de développer la maladie. En France, elles sont deux fois
plus touchées que les personnes d'origine métropolitaine, explique
le Professeur Christian Coulange, président de l'Association française
d'urologie. A l'inverse, les Asiatiques semblent beaucoup moins concernés
par ce type de cancer."
» Dans le même esprit, une prédisposition
génétique pour environ 20 % des malades a clairement été
établie. Deux gènes responsables ont d'ailleurs été
identifiés récemment sur le chromosome 1.
» L'environnement jouerait apparemment
un rôle lui aussi, sans que l'on sache précisément lequel.
Ainsi, les Japonais expatriés aux Etats-Unis, par exemple, enregistrent
une incidence plus forte du cancer que ceux restés au pays. L'alimentation
semble particulièrement importante : les graisses, les régimes riches
en calories augmentent le pourcentage de risques.
» Un facteur hormonal ? Possible ! On
a constaté que les hommes qui ne produisaient pas de testostérone
n'avaient pas de cancer de la prostate.