En matière de cancer, il est particulièrement difficile de donner
des conseils de prévention, tant nombre de facteurs semblent imbriqués.
L'existence de risques identifiés permet tout de même d'envisager
quelques mesures de protection simples.
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Des tomates pour lutter contre les problèmes de prostate ?
c'est ce que semblent suggérer certaines études.
© Getty Images
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» La première prévention consiste
à se faire dépister précocement. Toute maladie de
la prostate, bénigne ou maligne, se soignera d'autant plus facilement qu'elle
sera diagnostiquée tôt. Les séquelles seront moindres. C'est
pourquoi l'Association française d'urologie recommande que les hommes de
plus de cinquante ans se fassent dépister régulièrement,
idéalement une fois par an. L'examen peut être réalisé
par un médecin généraliste, il suffit donc de profiter d'une
consultation pour lui demander de vérifier l'état de la prostate.
S'il existe un risque familial, le dépistage doit s'effectuer à
partir de 40 ans.
» Certains aliments pourraient avoir un rôle
protecteur, sans qu'on ait formellement pu le prouver. Ainsi, le béta
carotène, mais aussi les antioxydants et le sélénium peuvent
être recommandés, de même que les tomates et le soja. "C'est
le fameux régime crétois, explique le Pr Coulange. Mais il est très
difficile de déterminer dans quelle mesure cela peut influer."
» Par ailleurs, une récente étude
menée par des chercheurs de l'Université de Birmingham en Alabama
a conclu que le vin pourrait réduire les risques de cancer de la prostate.
Des expériences menées sur des souris ont montré que celles
qui absorbaient du resvératrol, une molécule très présente
dans le vin, avaient 87% moins de risques de développer un cancer de cette
glande.
| "Première prévention : le dépistage" |
Seul souci : la quantité de resvératrol absorbée par les
souris pour l'expérience correspond à échelle humaine à
une bouteille de vin par jour ! Alors pour éviter de trépasser
d'une cirrhose du foie avant de savoir si la prostate a bien été
préservée, mieux vaut opter pour les cacahuètes ou les mûres,
qui contiennent également la molécule en grande quantité.