Depuis qu'il a été mis en place il y a huit ans, le dépistage organisé du cancer du sein n'a été demandé que par la moitié des femmes à qui il a été proposé. Un chiffre loin des attentes de la Haute autorité de santé (HAS), qui rappelle ses avantages.
Les responsables de la HAS ont rendu public le 3 février de nouvelles recommandations visant à améliorer cette situation. Leur objectif : faire bénéficier d'une mammographie les femmes de 50 à 74 ans qui n'ont pas répondu à l'invitation au dépistage, et faire reculer la pratique de dépistage individuel (DI) au profit de l'organisé (DO).
Aujourd'hui, 10% des dépistages du cancer du sein partent d'une initiative individuelle : demandés par un médecin ou par la patiente elle-même. Dans son rapport, la HAS affirme que les DI sont d'une qualité moindre que les DO. Ce dernier offrirait des garanties supplémentaires, telles que la seconde lecture des mammographies qui identifie 9% des cancers dans le DO, soit environ 1 300 cancers chaque année.
De plus, les autorités signalent que le DI engendre des échographies en excès et qu'il a l'inconvénient de ne pas être pris en charge à 100 %.
Source : HAS
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