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Novembre 2007
Retirer un fibrome utérin sans chirurgie,
c'est possible !
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La moitié des
femmes de plus de quarante ans est porteuse d'un fibrome utérin. Il est toujours
bénin, mais peut provoquer des symptômes désagréables. Depuis quelques années,
la technique d'embolisation permet d'éviter la chirurgie. |
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L'embolisation peut être indiquée lorsque la
femme souhaite avoir des enfants par la suite.
Photo ©
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Règles particulièrement abondantes, pertes de sang entre les
menstruations, douleurs abdominales, sensation de pesanteur, fréquentes
envies d'uriner
Ces symptômes doivent faire penser à un fibrome
utérin. "Il s'agit d'une tumeur bénigne, qui se développe
dans les cellules musculaires lisses de l'utérus, précise le
Dr Hubert Gaucher, radiologue interventionnel. La plupart du temps, le fibrome
est asymptomatique. Il peut alors être découvert à la faveur
d'un examen pour autre chose. Lorsque les symptômes apparaissent, c'est
qu'il a grossi et il faut alors agir, car les troubles sont gênants."
Jusqu'à présent, à part les traitements médicamenteux
pour les cas les plus bénins, seule la chirurgie permettait d'y remédier.
On pratiquait (et c'est toujours la technique la plus courante) une hystérectomie,
c'est-à-dire l'ablation de l'utérus. Si la femme souhaitait conserver
son utérus, elle pouvait demander une myomectomie, qui consiste à
retirer seulement le fibrome. Dans les deux cas, plusieurs semaines d'hospitalisation
puis de convalescence s'imposent.
"La technique de l'embolisation permet à la patiente de ressortir
deux ou trois jours après l'intervention et de reprendre une activité
normale quasiment aussitôt", explique Hubert Gaucher. La méthode
est simple : un cathéter est placé dans l'artère fémorale,
au niveau de l'aine. Le radiologue interventionnel injecte alors des microsphères
qui vont aller se loger au niveau du fibrome, pour bloquer la circulation sanguine.
Ainsi, privé d'oxygène et de nutriments, il va se nécroser,
se réduire parfois jusqu'à disparaître. Le tout se déroule
généralement sous péridurale et ne laisse aucune cicatrice.
| "Deux jours d'hospitalisation" |
"C'est une technique très intéressante pour les patientes
qui souhaitent conserver leur utérus, note Hubert Gaucher. Elle peut également
être indiquée lorsque la chirurgie est trop risquée au vu
de l'état de santé de la patiente, par exemple." Outre le fait
que la patiente pourra tomber enceinte par la suite, l'embolisation présente
l'avantage d'un rétablissement très rapide. "On compte généralement
deux à trois mois d'arrêt de travail après une hystérectomie,
contre à peine deux semaines après une embolisation. Bien sûr,
les premiers jours, il peut y avoir des douleurs. Environ un tiers des femmes
souffre de crampes utérines juste après l'intervention."
Décision collégiale
Mise au point en France, cette technique a dans un premier temps connu son essor
aux Etats-Unis. Plus de 200 000 patientes ont déjà été
traitées en une dizaine d'années. Les premières études
à long terme viennent d'ailleurs d'être publiées et affichent
un taux de réussite à cinq ans de 80 % à 85 %. "En France,
à peine quelques milliers de femmes ont bénéficié
de l'embolisation pour l'instant. Elle est encore méconnue et a pâti
d'une mauvaise presse à ses débuts. Il faut rassurer médecins
et patients : beaucoup de progrès ont été accomplis
depuis les années 1990. La technique a beaucoup évolué, de
même que les matériaux utilisés." Huber Gaucher souligne
en outre que l'embolisation est toujours le fruit d'une collaboration entre le
gynécologue, le radiologue interventionnel qui pratique l'intervention
et l'anesthésiste.
Intéressée par cette technique ? Il faut en discuter avec votre gynécologue. C'est
toujours lui qui recommande la technique à utiliser. S'il juge que l'embolisation
est la meilleure solution, il vous adressera à un confrère radiologue interventionnel
de votre région.
Des questions sur les fibromes ? Posez-les sur
le Forum Santé !
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