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On en parle
 
Juin 2008

Don d'organe : en parler à ses proches

A l'occasion de la 8e Journée nationale de reflexion sur le don d'organes et la greffe, le 22 juin, l'Agence de la biomédecine rappelle, pour la première fois via des campagnes télé, radio et presse, la nécessité de faire connaître sa décision à ses proches.
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En 2007, près de 13 081 malades ont eu besoin d'une transplantation d'organe en France. 4666 d'entre eux seulement ont pu être greffés. 227 personnes sont décédées faute de greffe.
Que ce soit par manque d'information ou par refus, les donneurs sont encore trop peu nombreux, alors même que des milliers de malades, hommes, femmes, enfants, comptent sur eux pour garder l'espoir de vivre.

description brève de l'image
 
Pour que l'équipe médicale puisse prendre une décision le plus rapidement possible, vaut mieux faire connaître sa décision aux proches.
Photo © Benoît Rajau pour l'Agence de Biomédecine
 

A l'occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d'organe et la greffe du 22 juin, l'Agence de la biomédecine, qui organise l'événement, déploie tout un arsenal de communication pour toucher le plus de personnes possible. Le message au cœur de la campagne : faire partager sa décision, quelle qu'elle soit, à ses proches. En effet, le but est de pouvoir informer le grand public de la nécessité de se prononcer, de son vivant sur le don d'organes, pour ne pas que cette décision douloureuse incombe aux proches. En discuter avec eux est une première étape essentielle pour bien faire comprendre sa position sur le sujet.

Pour cela, 2 spots télévisuels seront diffusés entre le 14 et le 22 juin sur des grandes chaînes à des heures de grande écoute, avec en toile de fond le massage suivant : "Don d'organes : donneur ou pas, je sais pour mes prcohes, ils savent pour moi."
Par ailleurs, pour sensibiliser les jeunes de 16 à 25 ans, l'Agence de la biomédecine a renforcé son site internet et communique également via la radio, un des médias préférés de cette tranche d'âge. l'objectif n'est pas tant de convaincre les gens de donner que de leur faire prendre conscience de la nécessité d'informer son entourage.

Par ailleurs, un nouveau site a été lancé pour l'occasion, www.dondorganes.fr. Ceux qui cherchent de plus amples informations sur ce geste altruiste qui peut sauver des vies y trouveront tous les renseignements désirés : aspects scientifiques du geste, mais aussi sur les côtés techniques, juridiques, sociaux et pratiques.

Le don est un acte volontaire, anonyme, bénévole et gratuit. Pour demander la carte de donneur, il faut vous adresser à l'agence de biomédecine ou vous pouvez également passer par France ADOT, fédération d'associations qui oeuvre dans chaque département pour informer et sensibiliser sur la cause du don d'organes et de tissus. La démarche est très rapide dans les deux cas et ne requière que quelques minutes qui pourront peut-être s'avérer vitales pour certains.
A l'inverse, si vous ne souhaitez absolument pas que vos organes soient prélevés après votre décès, il faut s'inscrire sur le Registre national des refus, toujours auprès de l'Agence de la biomédecine.

 

Consentement, gratuité et anonymat

Il faut bien comprendre qu'en France, la transplantation d'organe est soumise à des conditions médicales et légales très strictes. La loi française repose en effet sur 3 grands principes :
» Le consentement présumé : par défaut, tout le monde est considéré comme donneur potentiel, à moins d'avoir signalé de son vivant son opposition. Mais si l'équipe médicale ne connaît pas la position du défunt sur le sujet, elle va essayer de la recueillir auprès des proches.

» La gratuité : la commercialisation d'un organe est considérée comme un délit et est passible de 100 000 euros d'amende et de sept ans d'emprisonnement.

» L'anonymat : ni le receveur, ni le donneur ou leur famille ne peuvent connaître les identités des personnes.

En pratique, deux cas favorables au don peuvent se présenter : la mort encéphalique et le cœur arrêté. Dans le premier, le cerveau a cessé de fonctionner suite à un grave traumatisme crânien ou à un accident vasculaire cérébral. Bien que les fonctions respiratoires et cardiaques puissent être assurées par des techniques de réanimation, le cerveau est bel et bien mort et il n'est pas possible, pour l'heure, de le réanimer.
Lorsqu'une personne meurt d'un accident cardiaque, des conditions très précises de prise en charge médicale rapide permet de prélever les organes vitaux avant que ceux-ci ne se dégradent.

Il n'est pas nécessaire d'être mort pour pouvoir aider les malades. Plusieurs dons peuvent être faits de son vivant : moelle osseuse, sang, peau, fragments osseux, lobe hépatique et pulmonaire (exceptionnellement) ou rein entre parents du premier degré.

En savoir plus

Témoignez sur le don d'organe
Vos témoignages

 

Des questions, des témoignges sur le sujet ?
Venez-en discuter sur le forum santé !

 

Sur le web

Le nouveau site le don de l'agence de la biomédecine : www.dondorganes.fr

Le site de la Fondation greffe de vie

 

Faites votre demande de carte sur :

- Le site de l'Agence de la biomédecine

- Le site de FRANCE ADOT

 


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