Nos appels à témoins sont l'occasion pour nombre d'internautes de partager
leur histoire. Au fil des témoignages, certaines contribution nous ont particulièrement
émus. En voici quelques extraits.
Après le cancer, la deuxième vie de Brigitte
Durant l'été 1997, la vie de Brigitte bascule. Entrée à l'hôpital pour des
problèmes respiratoires, on lui découvre une tumeur cancéreuse derrière le pancréas.
Elle témoigne de cette épreuve et raconte ce qui lui a permis de tenir pendant
ces longs mois de soins et d'incertitude.
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En 1997, Brigitte voit sa vie s'écrouler devant
elle. © DR
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"Pendant près de deux mois, j'ai supporté des difficultés respiratoires
et des douleurs atroces qui me traversaient de plus en plus souvent. Ma perte
de poids, quant à elle, me satisfaisait pleinement, puisque je m'étais toujours
trouvée trop enrobée. C'est après une crise plus importante que les autres que
je suis entrée à l'hôpital pour des examens. Les radios montraient une pleurésie
au niveau du poumon gauche. Pour trouver la cause, les médecins ont pris la décision
de m'opérer. Je me suis réveillée en soins intensifs le 23 septembre 1997, couturée
de haut en bas. Le chirurgien avait profité de l'anesthésie pour m'intégrer un
cathéter sous la clavicule.
C'est une semaine après mon opération, lorsque j'ai un peu récupéré, que les
médecins m'ont annoncé le diagnostic. On avait trouvé la tumeur, elle était localisée
derrière le pancréas et le traitement envisagé ne pouvait se faire que dans un
autre hôpital. J'allais recevoir des séances de chimiothérapie sur quatre
jours, par des perfusions en alternance avec des ponctions du liquide céphalo-rachidien.
C'est à ce moment-là seulement que j'ai compris que j'avais un cancer et que je
n'allais pas retourner à mon travail de sitôt ! Et j'ai alors posé la question
de savoir combien de chances j'avais de m'en sortir. La réponse a été de une sur
deux. Sur le coup, j'ai trouvé que c'était jouable! C'est la seule et unique fois
où j'ai posé cette question. Je n'aurais certainement pas eu le courage de lutter
si j'avais eu connaissance du pronostic réel..." Lire
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Nananas et la découverte de sa séropositivité
"C'était en 2000. J'avais 36 ans. Transmis par relations sexuelles avec
mon compagnon (ancien toxicomane qui a découvert à cette occasion sa séropositivité
et en plus une hépatite C à laquelle j'ai échappé). Heureusement, notre fils a
été conçu avant la contamination. Il avait 10 ans lors de cette découverte et
il a fallu vérifier sa sérologie donc, lui parler avec des mots simples... C'est
ça qui m'a fait le plus peur : que mon fils puisse être atteint. Mais non ! Ouf
!
Cette maladie a cassé mon couple de l'époque. J'en ai voulu à mon compagnon
bien qu'il ne l'ait pas mérité. Et tout cela a créé une grosse dépression dont
je ne sais pas si je suis tout à fait guérie. J'ai depuis 3 ans rencontré un homme
génial... Qui m'aime malgré "ça". Je profite plus de la vie, de l'instant présent,
mais j'ai l'impression d'avoir une enclume au-dessus de la tête... J'ai arrêté
de fumer du tabac, je parle de ma séropositivité à tout le monde, sauf aux collègues
de mon chéri (c'est son choix et je le respecte). J'espère qu'en en parlant, je
ferai un peu évoluer les mentalités car j'ai rencontré dernièrement un commissaire
de police en retraite, encore persuadé que "ça" se transmet par la salive!"
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De la difficulté d'interrompre une grossesse
Que ce soit il y a trente ans ou aujourd'hui, choisir de pratiquer une interruption
volontaire de grossesse est rarement facile pour une femme. Vous êtes nombreuses
à nous avoir fait part de vos doutes de de vos émotion, comme Christine.
"C'était en août 1983. J'ai été très satisfaite de la prise en charge et
de la gentillesse du personnel soignant. J'ai pu avoir une consultation avec une
psy et un médecin qui m'a tout expliqué. J'ai entamé une thérapie pendant un
an suite à cette IVG. J'étais dans un état dépressif très important avec prise
quotidienne d'antidépresseur et de Valium. A aucun moment il n'y a eu de jugement,
ou un regard ou un geste de la part du personnel : tout le contraire et beaucoup
de compréhension. Que ce soit pour moi ou mes compagnes de chambres : nous étions
4. Et chacune avait son histoire." Lire
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