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Chez les jeunes, la campagne de prévention de la sécurité routière "Sam, celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas" semble avoir eu un léger impact.
Photo © Sécurité routière
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Malgré toutes les campagnes de prévention et d'information, les rappels constants, une répression plus active et des sanctions alourdies, l'alcool est à l'origine d'un accident mortel sur trois. 1 355 personnes tuées, 8 792 blessés graves dont 4 123 hospitalisés à cause de l'alcool au volant en 2 005 : ces chiffres font peur et pourtant, c'est la triste réalité.
En 2006, l'alcool est devenu la première cause d'accidents mortels sur les routes devant la vitesse. Néanmoins, cela reste insuffisant et de nombreux efforts restent à accomplir. La solution est pourtant simple et évidente pour éviter cela : ne pas boire avant de prendre la route.
Effets de l'alcool
Piqûre de rappel sur les effets de l'alcool sur le comportement :
» Rétrecissement du champ visuel : la perception latérale de l'environnement est altérée.
» Augmentation du temps de réaction visuelle. D'une seconde en temps normal, le temps de réaction passe à 2 secondes lorsque l'on a bu. Juste une seconde de plus ? Un exemple sera plus parlant : un véhicule roulant à 90km/h parcourt 25 mètres en 1 seconde, 37 mètres en une seconde et demie. Ces 12 mètres, soit la distance parcourue pendant ce délai de réaction supplémentaire, peuvent sauver une vie.
» Diminution de la vigilance ainsi que la résistance à la fatigue.
» Perturbation de la coordination des mouvements.
» Sous-évaluation des risques et transgression des interdits facilitée par l'effet désinhibiteur.
La loi
Elle n'est pas là pour handicaper ou pour le simple plaisir de verbaliser : la loi nous protége, de nous-même et des autres.
Le taux d'alcool légal doit être inférieur à 0,5 gramme par litre de sang. Etre à 0,5g/L est une infraction, à partir de 0,8g/L c'est un délit. Pour autant, il n'est pas possible de mesurer directement ces valeurs puisqu'elles nécessitent une prise de sang.
Les éthylotests et éthylomètres peuvent également fournir l'alcoolémie, sauf qu'il est exprimé par litre d'air expiré : 0,5 g/L de sang correspondent à 0,25 mg par litre d'air expiré.
Il est difficile d'exprimer ces taux par nombre de verres consommés dans la mesure où les doses peuvent varier selon que vous soyez chez vous ou dans un bar. Le mieux, c'est de se limiter à un verre de vin, ou autre, comme ça, vous êtes sûr de rester dans la limite de la loi et du raisonnable. De plus, l'alcool est plus ou moins bien supporté selon les personnes, ça n'est pas une nouveauté, mais cela explique pourquoi il est difficile de donner des chiffres standards.
Tolérance 0 ?
Sachez d'autre part que le Conseil national de la sécurité routière a conseillé d'abaisser le taux d'alcool toléré au volant à … 0g/L. Même si ça n'est qu'une suggestion, il est possible qu'elle devienne un jour réalité, mieux vaut donc s'habituer à ne plus boire avant de prendre la route. Tout comme il vaut mieux dès à présent s'habituer à ne plus fumer dans les restaurants et bars. Qui aurait pu croire cela il y a 10 ans ? Et bien c'est peut-être la même chose qui va se passer avec l'alcool au volant, prenez donc un train d'avance.
Drogues
Non seulement consommer du cannabis est illicite, mais c'est aussi et surtout très dangereux lorsque l'on conduit. Sans faire un inventaire des multiples effets néfastessur la santé, il est toujours utile de rappeler que sa consommation peut avoir des conséquences mortelles sur la route : somnolence, modification de la perception visuelle, diminution des réflexes, etc.
De plus, il est fréquemment observé chez les jeunes que la consommation d'alcool est couplée avec celle de cannabis. Mélanger drogue et alcool entraîne un cumul des effets et une multiplication des risques, même à faible dose.
Les tests salivaires de dépistage de drogues sont actuellement à l'essai en vue de leur généralisation en 2008. Ces tests devraient permettre de détecter cannabis, cocaïne, amphétamines, ecstasy et opiacés simplement grâce à un échantillon de salive déposé sur une languette. Pour l'instant, seuls les tests sanguins permettent de déterminer avec précision si un conducteur a consommé, ou pas, des drogues et si oui, dans quelle mesure.