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Les tremblements caractérisent la maladie de Parkinson, une maladie neurodégénérative à l'instar de la maladie d'Alzheimer ou de Huntington. Pourtant ces mouvements ne sont que la face émergée du mal qui ronge le cerveau des malades. Chaque geste du quotidien devient difficile : attraper une tasse, s'habiller seul… Tous les mouvements volontaires sont irrémédiablement ralentis.

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Scanner de cerveaux sains et atteints de la maladie de Parkinosn. Images © DR
 

Des neurones défectueux

Le cerveau est différencié en régions qui ont toutes une fonction bien établie : la mémoire, la douleur, le plaisir, la logique, etc. Ne vous êtes-vous jamais demandé comment vous arrivez à lever le bras ou à écrire ?

Tous nos mouvements sont contrôlés par des mécanismes nerveux placés sous l'égide de cellules nerveuses : les neurones dopaminergiques.
Ces cellules possèdent un neurotransmetteur, une molécule chimique, responsable de la communication de l'information entre neurones, la dopamine. A quoi sert-elle ? Cette molécule n'est autre que le précurseur d'une autre famille de neuromédiateur : les catécholamines. L'adrénaline, celle qui fait palpiter notre cœur, et la noradrénaline, en sont les représentants et surtout les substances chimiques impliquées dans les mouvements, en excitant ou inhibant les muscles des organes. Dans la maladie de Parkinson, ces neurones riches en dopamine dysfonctionnement d'où les tremblements. Actuellement, les traitements médicamenteux permettent d'amoindrir les symptômes; l'ultime recours étant l'intervention chirurgicale pour des cas plus sévères. Des implants d'électrodes pallient la défiscience des neurones.

Le fer comme responsable

Depuis des années, les chercheurs suspectent un ion comme fauteur de trouble, le fer. En laboratoire, ils ont eu recours à des chélates de fer, c'est-à-dire, des molécules capables d'emprisonner l'ion cible et de l'éliminer. Sur des souris atteintes de la maladie de Parkinson, l'injection de ces chélates de fer atténue considérablement les symptômes. Mais chez l'homme, encore faut-il savoir où se répartit le fer ?

Une équipe de chercheurs du CNRS, de l'ERSF mais aussi de l'université de Séville coordonnée par Richard Ortega a eu recours à une nouvelle technologie : la nano sonde à rayons X développée au Synchrotron de Grenoble. Cette imagerie fine permet de visualiser tous les composés chimiques présents dans les cellules. Ici les scientifiques se sont focalisés sur les neurones à dopamine et la répartition du fer.

Les résultats publiés dans PlosOne en octobre 2007 indiquent la création de complexes fer-dopamine. Tout porte à croire que la dopamine agit comme un capteur de fer, augmentant ainsi sa concentration dans les cellules nerveuses. Ces complexes sont hautement toxiques et empêchent le bon fonctionnement des neurones dopaminergiques ; d'ailleurs les petites vésicules de ces cellules chez les malades sont pauvres en neurotransmetteur. Par conséquent, l'information ne circule plus correctement. Cette découverte ouvre de grandes perspectives pour le traitement des tremblements.

 

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