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Les globe-trotters connaissent bien le traitement préventif anti-palu à prendre avant, pendant et au retour de voyages tropicaux. Au programme : des troubles digestives et des nausées. Mais ces désagréments ne sont rien comparés aux dégâts que provoque cette maladie dans le monde. D'après l'Institut Pasteur, 40% de la population mondiale serait exposés à ce parasite, 500 millions de cas cliniques seraient recensés de par le monde, 1 enfant meurt toutes les 30 secondes. Un fléau sur lequel travaillent de nombreux laboratoires et une lueur d'espoir quant à l'élaboration d'un vaccin est palpable au sein de la communauté scientifique.

Paludisme
 
L'Anophèle est l'insecte qui véhicule le parasite. Photo © DR
 

Un parasite virulent et sournois

Son nom : Anophèle, son rôle : inoculer le parasite Plasmodium à un maximum d'humains. Cet insecte a choisi pour lieu de villégiature, les eaux saumâtres tropicales. En piquant l'homme, le moustique libère le parasite qui atteint le foie en moins d'une demi-heure et infecte les cellules hépatiques, les hépatocytes. A ce niveau, Plasmodium se réplique en grand nombre puis colonise la circulation sanguine. Les cellules sanguines, les hématies, infectées sont littéralement détruites.

Conséquence : l'hémorragie provoque une forte anémie et la libération d'hémozoïne, une protéine du parasite, qui perturbe le bon fonctionnement de l'hypothalamus, une partie du cerveau responsable de la régulation de notre température. De fortes fièvres apparaissent jusqu'à ce que le parasite atteigne le cerveau. La mort est quasi systématique à ce stade de développement.

Un vaccin possible

Les médicaments anti-paludiques et l'utilisation de forts répulsifs contre les moustiques sont les seuls moyens de se prémunir contre ce parasite. Seul hic : certains parasites Plasmodium y deviennent résistants.
Le laboratoire de Parasitologie Bio-Médicale de l'Institut Pasteur en association avec l'Institut Pasteur de Dakar et l'IRD vient de mettre au point un candidat vaccin anti-paludisme, le MSP3, qui montre des résultats cliniques encourageants

L'étude publiée dans PLoS Medecine en novembre 2007 indique que le MSP3 agirait comme un antigène de la souche parasitaire Plasmodium falciparum. En inoculant cet antigène, notre système immunitaire produirait des anticorps de celui-ci, c'est-à-dire des cellules destructrices de cet antigène. Cette vaccination permettrait de combattre directement le parasite en question dès son entrée dans l'organisme. MSP3 a été testé comme 5 autres souches d'antigène sur 247 volontaires sénégalais pendant 14 ans. Conclusion : seuls les anticorps anti-MSP3 permettent une réelle protection contre le paludisme. La deuxième phase de test est en ce moment en cours en Tanzanie et au Burkina-Faso.

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Paludisme : partez tranquille !


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