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Trop de cas rares, en trop peu de temps : c'est le principal
reproche que l'on pourrait faire quant à la vraisemblabilité des
séries médicales.
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| "Les patients ne comprennent pas pourquoi c'est
plus lent dans la réalité" |
Un point commun à toutes ces séries : l'exagération.
Urgences, là encore, est en tête de liste. Blessés par balles ou à l'arme
blanche, incendies, carambolages en série… Certes, l'action se déroule à Chicago,
mais tout de même !
"Les urgences américaines sont différentes des nôtres,
mais il est clair que la concentration du nombre de cas rares n'est pas crédible,
souligne Yohann Derhy. En France, les urgences sont devenues l'apanage des
petits bobos. Franchement, les blessés par balle sont plutôt rares, et tant
mieux !" Même chose pour Grey's ou Chicago Hope : les cas rencontrés
sont très vraisemblables, juste un peu trop concentrés pour coller à la réalité.
Trop vite
Une autre caractéristique peu conforme à
la réalité de ces séries, la rapidité d'exécution.
Tout va très vite, tout se passe dans une effervescence efficace qui serait
impossible à gérer au quotidien dans un hôpital. "D'ailleurs,
cela nous pose parfois problème, souligne Laurène. En arrivant chez
nous, les patients sont surpris que les choses aillent moins vite, qu'il n'y ait
pas autant de précipitation !"
Chez le Docteur House, "c'est à la fois excellent
d'un point de vue médical, car les cas évoqués sont rarissimes et passionnant,
mais aussi n'importe quoi ! Ce n'est plus de la médecine, c'est de l'art divinatoire,
sourit Yohann Derhy. Tout est basé sur l'intuition, il devine les choses on ne
sait comment. Bien sûr, ce n'est pas du tout crédible, mais je ne crois pas que
ce soit fait pour l'être." Mélanie, interne de l'APHP, admire le raisonnement
clinique même si elle admet "que les cas sont un peu trop tirés par les cheveux".