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Le cheval peut constituer un bon allié dans la
thérapie, notamment le cheval de trait, d'un naturel très calme.
© Getty Images
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Evidemment, quand on parle de thérapie par les animaux, on imagine
tout de suite les labradors, les dauphins et les chevaux. A la vérité,
bon nombre d'espèces animales peuvent jouer un rôle intéressant.
"C'est vrai que les petits chiens, par exemple, sont pratiques lorsque
l'on fait des stages dans les établissements, parce qu'ils sont
facilement transportables, explique François Beiger. Mais au sein
même du centre, nous avons aussi des chèvres, des ânes,
des poneys et même des lapins nains."
Tous ces animaux doivent cependant répondre à certains critères.
"Ils doivent avoir été éduqués dans le but
d'intervenir à des fins thérapeutiques. Cette éducation
commence dès le sevrage et se fait avec un personnel spécialisé.
En outre, les animaux utilisés doivent être d'un caractère
calme et apprécier la relation avec l'homme, pour pouvoir absorber
la pathologie du patient. Nous devons donc opérer une sélection."
Au Centre de médiation animal de François Beiger, on retrouve :
» Des chèvres. "Mais
des espèces naines seulement, les autres sont trop nerveuses. Nous
les utilisons dans le cadre de certains ateliers, pour leurs poils longs
par exemple, qui permettent de les peigner."
» Des chats, mais pas n'importe
lesquels. Le chat des bois de Norvège, le Maine Coon et le Sybérien
coûtent très cher mais sont particulièrement efficaces.
Ils sont souvent promenés dans les maisons de retraite où ils
suscitent l'apaisement et procurent un effet anxiolytique.
» Des lapins nains, qui ont l'habitude
de se laisser caresser. "Nous privilégions les lapins bélier,
pour leur aspect burlesque."
» Des chiens, bien sûr, mais
là encore sélectionnés avec soin. Le Golden Retriever,
conformément aux attentes, est bien présent. Mais on trouve
également des Bergers australiens ou des Bergers finlandais, chiens
doux au poil soyeux. Contrairement à ce que l'on pourrait penser,
les caniches ont aussi leur place au centre, "mais il faut les éduquer
très jeunes et alors ils ne deviennent pas systématiquement
de petites boules de nerfs". Le King Charles est "extra. On peut
le faire entrer facilement dans les établissements". Quant au
West Islands, "il est foufou, mais il suffit de le canaliser".
Les chiens polaires et les Terre-neuve viennent compléter la palette.
» Des chevaux, qui constituent de
bons médiateurs. "Personnellement, je privilégie le cheval
de trait, car c'est un animal très posé. Sinon, je préfère
opter pour des poneys ou des doubles-poneys (entre le poney et le cheval),
moins nerveux que les chevaux, qui sont imposants et peuvent être très
fougueux, souligne François Beiger. J'ajouterais un bémol :
attention aux chevaux des centres équestres. Ils sont parfaits pour
pratiquer l'équitation mais pas forcément dans le cadre d'une
zoothérapie. Pour ce faire, ils doivent être éduqués
dans cette optique dès l'âge de six mois."
» Des ânes, parfois plus faciles
à "manier" que les chevaux, contrairement, là encore,
aux idées reçues. Pas si têtue que ça, la mule !
» Pas de dauphins au Centre de médiation,
mais ils sont utilisés dans certains centres pour leur capacité
à communiquer avec les êtres humains. La dolphinothérapie
constitue même une sous-discipline de la zoothérapie.
» Les lamas, dociles et rustiques,
constituent d'excellents médiateurs, notamment avec les personnes
handicapées mentales.