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Les futurs zoothérapeutes suivent une formation
théorique et pratique avant de se lancer. © Getty Images
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Attention ! Ne s'improvise pas zoothérapeute qui veut,
loin de là ! "C'est la mode d'emmener des animaux dans les
maisons de retraite pour tenir compagnie aux personnes âgées.
C'est bien, mais cela n'a rien à voir avec ce que nous faisons",
souligne François Beiger.
Sur ce point, Jean-Luc Vuillemenot, secrétaire général
de l'Association française de recherche sur l'animal de compagnie
(Afirac), le rejoint complètement : "Nous avons mené des
expériences peu concluantes dans des maisons de retraite et des hôpitaux.
Des animaux y avaient été intégrés pour y rester
sur le long terme. Si dans les premiers temps cela a effectivement bouleversé
de façon positive l'organisation, très vite, ce sont devenus
des "chiens carpettes", qui avaient grossi et dont on ne s'occupait
plus trop. L'idéal est plutôt de faire venir un maître
et son chien quelques heures par semaine, par exemple, mais là
encore, tout n'est pas si simple. Cela doit être très encadré
et très surveillé."
Devenir zoothérapeute nécessite de passer par une formation.
"Au sein de l'Institut de zoothérapie, par exemple, nous offrons
des cours en formation continue, à raison de 80 h de théorie,
suivies d'un stage pratique d'une à deux semaines."
Formations théorique et pratique
Il n'y a pas de pré-requis particulier pour devenir zoothérapeute,
à part bien sûr d'avoir une attirance pour le travail "social"
et pour les animaux. Si vous êtes allergique au poil de cheval ou que
vous avez peur de Médor, mieux vaut vous abstenir ! "En fait,
ce sont beaucoup des institutions qui nous envoient leurs employés
en formation. Nous avons beaucoup d'éducateurs spécialisés,
d'infirimiers, d'aides-soignants, de psychologues
"
La formation théorique se passe en deux temps :
» Passage en revue et informations sur
l'ensemble des pathologies qu'il est possible de soulager avec la zoothérapie.
» Apprentissage des codes et du travail
avec les animaux.
L'ennui, c'est que rien n'a encore été fait, en France, pour
légiférer sur cette profession, regrette Jean-Luc Vuillemenot.
Tout cela est encore trop flou explique-t-il : "Il n'y a aucune obligation
véritable de formation. N'importe qui peut s'autoproclamer zoothérapeute
du jour au lendemain, alors que cela nécessite des connaissances,
tout de même !"