Même sans en arriver aux séances de zoothérapie, il
semblerait que les animaux nous fassent le plus grand bien. Ainsi en attestent
les résultats d'une étude présentée il y a quelques
mois dans le cadre de la 10e Conférence internationale sur les relations
homme-animal, qui s'est déroulée à Glasgow.
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Le bien-être que procure un animal de compagnie
semble avoir des effets bénéfiques sur la santé et,
par ricochet, sur la sécurité sociale.
© Getty Images
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Des travaux ont été menés par l'Australien Bruce Headley,
de l'Université de Melbourne, en Allemagne, en Australie et en Chine,
pour comparer l'état de santé des possesseurs d'animaux domestiques
et des esseulés. De cet échantillon de 10 000 personnes,
il ressort que celles qui possèdent un animal (chien ou chat) de
longue date sont nettement en meilleure santé que les autres.
Suivent les nouveaux propriétaires d'animaux domestiques et enfin
ceux qui n'ont pas ou plus depuis longtemps de petit bête à
chérir. En Allemagne et en Australie, les possesseurs d'animaux se
rendent environ 15 % moins chez le médecin que la moyenne. Ce
chiffre grimpe à 20 % pour la Chine, où la possession
d'un animal de compagnie n'est autorisée que depuis 1995 ! D'après
le chercheur, cela revient à une économie de 5,59 milliards
d'euros pour la sécurité sociale allemande et 2,24 milliards
d'euros pour l'Australie.
Selon une autre étude, menée par le Dr June McNicholas, psychologue
de la santé, posséder un animal de compagnie dès le
plus jeune âge permettrait même de réduire les risques
d'allergie et d'asthme. Ainsi, sur les enfants étudiés
en Angleterre et en Ecosse, ceux qui avaient un animal à la maison
était plus présents en classe : plus 18 % pour les
maternelles et plus 13 % pour les premières années du
cours primaire.