Si l'on a un doute sur le bon fonctionnement de la thyroïde, c'est lui
qui permettra de confirmer ou d'infirmer le diagnostic. Pour le patient, rien
de bien contraignant : il s'agit d'une simple prise de sang. C'est généralement
le médecin traitant qui la prescrit.
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Il faut analyser le taux de TSH dans le sang du patient pour
savoir s'il souffre ou non d'un dérèglement thyroïdien. © Getty Images
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Le laboratoire effectuera un dosage de la TSH. C'est l'hormone sécrétée
par l'hypophyse pour faire travailler la thyroïde. Si son taux est trop élevé,
c'est que vous êtes en hypothyroïdie : la thyroïde ne produit
pas assez d'hormones et l'hypophyse essaie donc de la faire travailler davantage.
A l'inverse, si le taux de TSH est très bas, c'est que la thyroïde
produit déjà trop d'hormones, l'hypophyse cesse donc de lui en commander :
vous êtes en hyperthyroïdie.
» Le taux de TSH doit normalement
se situer entre 0,3 et 5 µU/mL. Si c'est le cas, votre thyroïde
fonctionne correctement.
» Entre 5 et 10, il s'agit d'une hypothyroïdie
minime.
» Au-delà de 10, vous souffrez
réellement d'hypothyroïdie.
» Entre 0,3 et 0,10, votre taux de TSH
est un peu bas et pourrait indiquer une hyperthyroïdie, sans certitude.
» En-dessous de 0,10, vous êtes
clairement hyperthyroïdien.
Parfois, le médecin peut demander un dosage des anticorps anti-thyroïdiens
TPO et des anticorps anti-récepteurs de la TSH, afin de vérifier
s'il s'agit d'une maladie auto-immune.
Dans le cas de l'hyperthyroïdien, un dosage des T4 (hormone thyroïdienne)
libres permet de déterminer l'ampleur de la maladie : plus le taux est
élevé, plus l'hyperthyroïdie est prononcée.
| "Echographie et cytoponction pour préciser
le diagnostic" |
Selon les résultats de l'analyse, l'endocrinologue pourra demander une
échographie pour vérifier l'état de la thyroïde,
sa taille et la présence ou non de nodules.
S'il y a des nodules et qu'ils font plus d'un centimètre de diamètre,
le médecin pourra demander une analyse par cytoponction : à
l'aide d'une aiguille très fine, on prélève quelques cellules
du nodule et l'analyste tentera de déterminer si elles sont cancéreuses
ou non. "Le résultat n'est pas fiable à 100% mais il donne
généralement une bonne idée du diagnostic", explique
François-Xavier Sallée.
En savoir plus : en cas de contamination nucléaire, la thyroïde
est l'un des premiers organes atteints par l'iode radioactif. Explications avec
le Pr Patrick Gourmelon, directeur de la radioprotection de l'homme à l'IRSN (Institut
de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) qui revient notamment sur la crise
au Japon.
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