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Les hypothyroïdiens seront contraints de prendre une
hormone de substitution tous les matins, à jeun. © Getty Images
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» Dans les cas d'hypothyroïdie,
puisque la glande ne produit plus assez d'hormones, il "suffit" de fournir
au corps une hormone de substitution pour qu'il se remette à fonctionner
normalement. La plupart du temps, ce médicament ne reproduit que l'hormone
T4, tetraiodothyronine. En France,
il est commercialisé sous le nom de Levothyrox®. Cette hormone
de synthèse existe dans plusieurs dosages, allant de 25 µg à
200 µg. Pour trouver le dosage approprié, il faut parfois tâtonner.
"C'est à l'endocrinologue d'évaluer tous les critères,
taille, poids
Pour trouver le plus vite possible le dosage adéquat",
commente le Dr Sallée. Le patient devra prendre ses comprimés le
matin à jeun, toute sa vie.
» L'hyperthyroïdie est plus compliquée
à traiter car il faut carrément bloquer l'action des hormones
produites en excès. Pour ce faire, des antithyroïdiens ont été
mis au point. Leur but est de ralentir l'activité de la thyroïde.
Cela fonctionne rarement aussi bien que l'inverse.
» L'iode radioactif est utilisé
pour détruire les parties indésirables dans la thyroïde,
que ce soient les nodules ou d'éventuels restes de cellules cancéreuses.
La thyroïde est la seule partie du corps qui se sert de l'iode. Ce dernier
sera donc capté par elle, et en priorité par les nodules, qui se
trouveront ainsi brûlés. Lorsque l'on a procédé à
l'ablation de la thyroïde pour cause de cancer, on administre après
la chirurgie des doses d'iode radioactif, pour détruire d'éventuels
tissus résiduels. "Cela nous permet de nous assurer qu'il n'y a plus
rien, commente François-Xavier Sallée. Ainsi, si jamais quelque
temps après, lors d'un contrôle, on constate qu'il y a réapparition
de petits morceaux de thyroïde, on saura qu'il s'agit du cancer qui repart
et l'on pourra traiter."