Qu'est-ce que c'est ?
Il existe plusieurs sortes de cancers de la thyroïde. Le plus courant est
le cancer dit différencié. C'est également le moins grave.
Il dérive des cellules de la thyroïde qui prolifèrent pour
former des nodules. C''est souvent lors d'un contrôle de la thyroïde
qu'on les découvre. Il appartiendra ensuite à l'endocrinologue et
au cytologiste (anathomo-pathologiste) de déterminer s'il y a une probabilité
qu'il s'agisse ou non d'un cancer. Le pronostic est très bon puisque
85% des personnes touchées guérissent totalement.
Le cancer indifférencié survient essentiellement chez les personnes
âgées et il est beaucoup plus difficile à traiter.
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Seuls des prélèvements analysés par
des spécialistes peuvent permettre de déterminer s'il s'agit ou
non d'un cancer. © Getty Images
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Quels sont les symptômes ?
C'est justement le problème : il n'y a pas de symptômes. On
découvre souvent les nodules à la faveur d'un contrôle de
la thyroïde : échographie, scintigraphie, etc. Ensuite, c'est une
cytoponction qui permettra de dire (mais sans certitude) si le nodule est cancéreux
ou non. "C'est là qu'intervient l'expertise de l'endocrinologue et
du cytologiste, remarque Brigitte Delemer. On doit décider qui on adressera
ou non à la chirurgie. Heureusement, les cancers de la thyroïde ont
une évolution très lente. On peut prendre le temps de la réflexion.
La chirurgie, ce n'est jamais anodin, il faut être sûr que c'est le
meilleur choix."
Quelles sont les causes ?
Difficile à dire ! Comme pour la plupart des cancers, il y a sans
doute une multitude de facteurs qui entrent en ligne de compte : prédisposition
génétique, environnement, etc. Un suivi de contrôle doit ensuite
être assuré.
Comment soigner ?
Il faut procéder à une thyroïdectomie totale. Puis un
traitement à l'iode radioactif peut être envisagé pour être
certain que toutes les cellules ont bien été détruites. Ensuite
de quoi, le patient devra prendre toute sa vie des hormones de synthèse
puisque la glande n'est plus là pour les fabriquer elle-même.