Maladies qui font peur

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dans la majorité des cas, la sep évolue très lentement et permet de mener une
 
Dans la majorité des cas, la sep évolue très lentement et permet de mener une vie normale pendant des années. © Andrew Olney / Thinkstock
 

Dans l'imaginaire collectif, sclérose en plaques est synonyme de fauteuil roulant et même d'état grabataire. La sclérose en plaques est, au même titre que la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer, une maladie neurodégénérative : les neurones se dégradent, diminuant progressivement les capacités. Dans le cas de la sclérose en plaques, c'est la gaine des nerfs, la myéline, qui se détruit progressivement, par poussées. Les premières se manifestent souvent par des fourmillements dans les membres, des problèmes ophtalmologiques, voire des troubles de l'équilibre. Au fil des poussées, la maladie peut évoluer et provoquer la cécité, des spasmes musculaires, des troubles de la vision, voire une incapacité à se mouvoir. Les fonctions intellectuelles, elles, restent intactes.

Comme toutes les maladies chroniques évolutives, la sclérose en plaques (sep) est difficile à vivre. Elle peut effectivement devenir invalidante. Toutefois, elle est victime de nombreuses idées reçues et la réalité est souvent beaucoup plus acceptable que la fiction.

 Dans la plupart des cas, la sep est une maladie d'évolution très lente. Elle se caractérise par des poussées de quelques semaines pendant lesquelles les symptômes se manifestent. Puis ces symptômes régressent. Au début, ils disparaissent même totalement. Et ces phases de répit peuvent durer quelques mois à plusieurs années. A chaque poussée, les symptômes réapparaissent et régressent un peu moins. L'évolution peut donc être très lente et il faut alors une vingtaine d'années pour que les symptômes deviennent réellement handicapants.

  Une bonne nouvelle pour celles qui souhaitent devenir maman : contrairement à ce que l'on a cru pendant des années, la fréquence des poussées tend à diminuer pendant la grossesse, et non à augmenter.

 Et là encore, tout le monde ne finit pas dans un fauteuil roulant. L'évolution est très variable d'une personne à l'autre, de même que la durée entre chaque poussée.

 Enfin, il existe aujourd'hui des traitements capables de réduire la fréquence des poussées. La recherche est d'ailleurs particulièrement active dans ce domaine et des pistes prometteuses sont à l'étude.

Dossier réalisé par Mathilde REGNAULT, L'Internaute
Dernière mise à jour le 10/09/2010 - (Publié le 30/06/2010)
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