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Les signes de l'hypoglycémie : malaise, fatigue intense, tête qui tourne. Photo © Getty Images

La médecine offre aujourd'hui la possibilité de bien vivre avec un diabète. Seule condition, faire preuve de rigueur vis-à-vis du traitement. Car il suffit d'oublier un comprimé ou de sauter un repas pour contrarier le fragile équilibre de la glycémie.

Etre diabétique c'est aussi être autonome et discipliné vis-à-vis de son traitement. D'une certaine façon, vous devenez votre propre "médecin".

Le risque d'hypoglycémie

Si vous contrôlez bien votre glycémie, le risque d'hypoglycémie (baisse très importante du taux de sucre dans le sang) est faible. Cependant, il faut s'y préparer, pour savoir comment réagir au cas où. Par exemple, diabète et sport sont nullement incompatibles à condition d'anticiper les variations en sucre pendant l'effort. En effet, si le diabétique suit un traitement pour diminuer son taux de sucre, il doit prendre en compte que s'il fait du sport, ses besoins énergétiques seront plus grands et qu'en conséquence, sa glycémie baissera naturellement. S'il ne le sait pas, il peut se retrouver en situation d'hypoglycémie, notamment après un effort sportif intense. De même, un repas retardé ou sauté ne pardonne pas : il peut entraîner une forte hypoglycémie du fait que le dosage en insuline n'est plus adapté.

» Quels sont les signes de l'hypoglycémie ? Vous avez une impression de malaise, une fatigue intense et une sensation de tête qui tourne, des sueurs froides, des palpitations, etc. Parfois, vous pouvez même perdre connaissance.
» Que faire en cas d'hypoglycémie ? Dès les premiers signes, prenez des sucres rapides : morceaux de sucre, boisson sucrée, pâtes de fruits par exemple. Après la crise d'hypoglycémie : si elle est éloignée d'un repas, contrôlez votre glycémie trente minutes après et prenez des sucres lents (pain, biscottes…) si elle n'est pas remontée. Par contre, si l'heure du repas approche, attendez d'avoir mangé pour refaire un contrôle. Si la glycémie est restée basse, prenez un complément en sucres lents comme du pain. Dans tous les cas, infomez votre médecin traitant.

 

Les outils de mesure de la glycémie

Vous devez quotidiennement contrôler votre glycémie grâce aux lecteurs de glycémie disponibles dans toutes les pharmacies. En déposant une goutte de sang prélevée au bout d'un doigt à l'aide d'un auto-piqueur, une électrode placée dans le lecteur, permet de donner aussitôt le taux en sucre. Avant les repas, le taux de sucre doit être compris entre 0,8 g/L et 1,1 g/L et après les repas, il ne dépasse pas 1,6 g/L. Autre outil, la bandelette de surveillance urinaire, pour rechercher la présence de glucose et d'acétone dans les urines.
Ces outils d'auto-surveillance permettent au diabétique de comprendre ce qui fait varier sa glycémie et d'ajuster éventuellement son traitement avec son médecin. Il est d'ailleurs recommandé de noter sur un carnet les chiffres de la glycémie ainsi que les événements qui peuvent expliquer les éventuelles variations, et de les présenter au médecin traitant régulièrement.

 

Les examens biologiques réguliers

C'est le médecin traitant qui prescrit les examens (prises de sang).
» La glycémie à jeun et/ou après les repas.
» L'hémoglobine glyquée (dosage HbA1c) : cet examen permet de contrôler l'équilibre glycémique sur une plus longue période (3 mois). Il permet de contrôler la glycémie et éventuellement d'ajuster le traitement en cours.
»
Les lipides sanguins (cholestérol, triglycérides) sont contrôlés tous les ans pour prévenir le risque de complication cardiovasculaires.
» La créatinine : elle reflète le fonctionnement des reins.
Et aussi : » La micro-albumine : son dosage annuel dans les urines permet également de vérifier le bon fonctionnement des reins et d'éviter ainsi les complications rénales.
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